Ghislain Chantepie : Comment réagit la population ? Peur ou colère ?
Guillaume : Quelle est la situation a Abidjan, surtout dans les quartiers populaires?
Bien évidemment, la réaction des uns et des autres dépend de leur opinion politique. La partie de la population qui soutient Laurent Gbagbo s'est faite discrète depuis le résultat de l'élection.
La partie de la population qui soutient Alassane Ouattara espérait mener des mouvements de masse ; beaucoup de gens le disaient dans les quartiers mais ont reçu le mot d'ordre d'éviter les affrontements.
Dans cette atmosphère assez tendue, il y a eu quelques jours de blocage total avec quelques manifestations et des pneus brûlés, et une vraie paralysie de la vie de tous les jours qui était devenue intenable.
Depuis le début de la semaine, il y a une apparence de normalité. On retourne au travail, il y a des marchés ouverts, et même des embouteillages. Mais chacun a bien conscience qu'en l'espace d'un instant l'atmosphère peut changer. Et même si l'instauration du couvre-feu, par exemple, a été repoussée de 19 heures à 22 heures, tout le monde rentre avant même l'heure fixée. Preuve de la peur qui règne. La Côte d'Ivoire vit suspendue à l'évolution de cette situation impossible.
Guillaume : Quelle est la situation a Abidjan, surtout dans les quartiers populaires?
Bien évidemment, la réaction des uns et des autres dépend de leur opinion politique. La partie de la population qui soutient Laurent Gbagbo s'est faite discrète depuis le résultat de l'élection.
La partie de la population qui soutient Alassane Ouattara espérait mener des mouvements de masse ; beaucoup de gens le disaient dans les quartiers mais ont reçu le mot d'ordre d'éviter les affrontements.
Dans cette atmosphère assez tendue, il y a eu quelques jours de blocage total avec quelques manifestations et des pneus brûlés, et une vraie paralysie de la vie de tous les jours qui était devenue intenable.
Depuis le début de la semaine, il y a une apparence de normalité. On retourne au travail, il y a des marchés ouverts, et même des embouteillages. Mais chacun a bien conscience qu'en l'espace d'un instant l'atmosphère peut changer. Et même si l'instauration du couvre-feu, par exemple, a été repoussée de 19 heures à 22 heures, tout le monde rentre avant même l'heure fixée. Preuve de la peur qui règne. La Côte d'Ivoire vit suspendue à l'évolution de cette situation impossible.

