Ghislain Chantepie : Il a été dit que des éléments des Forces nouvelles se trouvaient à Abidjan. Qu'en est-il exactement ?
Il y a eu un renforcement de Forces nouvelles (ex-rebelles) dans le Sud à l'occasion des élections, car une force mixte constituée d'ex-rebelles et de soldats loyalistes devait assurer la sécurité du scrutin.
Après le vote, ces ex-rebelles sont sans doute restés dans le Sud, et tout particulièrement à Abidjan, mais il est difficile de connaître leur nombre. Certains assurent la sécurité de l'hôtel du Golfe ; on ignore où se trouvent les autres. On ne connaît pas non plus leur nombre exact.
Tous ces mystères contribuent à alimenter le climat de tension et l'idée au sein des forces loyalistes qu'une attaque des ex-rebelles peut se produire à tout instant.
Philippe : La presse est-elle contrôlée par Laurent Gbagbo ou informe-t-elle de cette "double présidence" et de ses raisons ?
Concernant les médias, il faut distinguer, d'une part, la télévision et, d'autre part, la presse écrite. La télévision, depuis le brouillage des chaînes internationales, se réduit à la RTI (Radio télévision ivoirienne), entièrement contrôlée par le camp Gbagbo, et qui évite de mentionner jusqu'à l'existence de la présidence Ouattara.
Ouattara est mentionné de temps en temps comme "l'autre candidat".
On croise des gens dans la rue qui nous demandent : "Mais qu'est-ce qui se passe ?" La RTI est toute-puissante en matière de diffusion de l'information, et il y a en Côte d'Ivoire, probablement, des gens qui ignorent qu'un gouvernement s'est constitué autour d'Alassane Ouattara.
La presse écrite, elle, est différente. Il y a de très nombreux journaux qui tous ont une orientation politique nette. Mais ils ne sont évidemment pas diffusés partout et n'ont donc pas le même impact que la RTI.
Il y a eu un renforcement de Forces nouvelles (ex-rebelles) dans le Sud à l'occasion des élections, car une force mixte constituée d'ex-rebelles et de soldats loyalistes devait assurer la sécurité du scrutin.
Après le vote, ces ex-rebelles sont sans doute restés dans le Sud, et tout particulièrement à Abidjan, mais il est difficile de connaître leur nombre. Certains assurent la sécurité de l'hôtel du Golfe ; on ignore où se trouvent les autres. On ne connaît pas non plus leur nombre exact.
Tous ces mystères contribuent à alimenter le climat de tension et l'idée au sein des forces loyalistes qu'une attaque des ex-rebelles peut se produire à tout instant.
Philippe : La presse est-elle contrôlée par Laurent Gbagbo ou informe-t-elle de cette "double présidence" et de ses raisons ?
Concernant les médias, il faut distinguer, d'une part, la télévision et, d'autre part, la presse écrite. La télévision, depuis le brouillage des chaînes internationales, se réduit à la RTI (Radio télévision ivoirienne), entièrement contrôlée par le camp Gbagbo, et qui évite de mentionner jusqu'à l'existence de la présidence Ouattara.
Ouattara est mentionné de temps en temps comme "l'autre candidat".
On croise des gens dans la rue qui nous demandent : "Mais qu'est-ce qui se passe ?" La RTI est toute-puissante en matière de diffusion de l'information, et il y a en Côte d'Ivoire, probablement, des gens qui ignorent qu'un gouvernement s'est constitué autour d'Alassane Ouattara.
La presse écrite, elle, est différente. Il y a de très nombreux journaux qui tous ont une orientation politique nette. Mais ils ne sont évidemment pas diffusés partout et n'ont donc pas le même impact que la RTI.

