Jean-Philippe Rémy, envoyé spécial du "Monde" à Abidjan "La Côte d'Ivoire vit suspendue à l'évolution de cette situation impossible"
Pensez-vous que la situation de Laurent Gbagbo est tenable?
Jean-Philippe Rémy :
C'est toute la question. On se trouve actuellement dans une situation nouvelle, dans le sens où la réaction internationale et la réaction de l'Afrique à la suite d'une élection contestée sont d'une intensité jamais observée, en tout cas sur le continent africain.
Comme cette situation est en tous points exceptionnelle, il est difficile de faire des prévisions en comparant avec une situation antérieure. Néanmoins, on voit qu'avec deux présidents, deux hommes qui se contestent la légitimité et les outils de l'Etat, la gestion du quotidien va devenir rapidement très compliquée en Côte d'Ivoire.
Alassane Ouattara et son gouvernement ont procédé à des nominations, et tentent d'obtenir que des mécanismes financiers de l'Etat passent sous leur contrôle. Si cette tentative aboutit, la situation économique du pouvoir de Laurent Gbagbo deviendra évidemment compliquée.
Donc sous la surface de paix relative qui règne depuis plusieurs jours à Abidjan, on sent se mettre en place les éléments qui vont conduire à une transformation de la situation.
Pensez-vous que la situation de Laurent Gbagbo est tenable?
Jean-Philippe Rémy :
C'est toute la question. On se trouve actuellement dans une situation nouvelle, dans le sens où la réaction internationale et la réaction de l'Afrique à la suite d'une élection contestée sont d'une intensité jamais observée, en tout cas sur le continent africain.
Comme cette situation est en tous points exceptionnelle, il est difficile de faire des prévisions en comparant avec une situation antérieure. Néanmoins, on voit qu'avec deux présidents, deux hommes qui se contestent la légitimité et les outils de l'Etat, la gestion du quotidien va devenir rapidement très compliquée en Côte d'Ivoire.
Alassane Ouattara et son gouvernement ont procédé à des nominations, et tentent d'obtenir que des mécanismes financiers de l'Etat passent sous leur contrôle. Si cette tentative aboutit, la situation économique du pouvoir de Laurent Gbagbo deviendra évidemment compliquée.
Donc sous la surface de paix relative qui règne depuis plusieurs jours à Abidjan, on sent se mettre en place les éléments qui vont conduire à une transformation de la situation.

