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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Guyz Guyz a écrit le 10 décembre 2010 à 23h03
Sur la Côte d'Ivoire, les révélations de Wikileaks interviennent aujourd'hui, au moment où Barack Obama demande à Laurent Gbagbo de partir. En 2009, l'ambassade des Etats-Unis à Abidjan estimait que Laurent Gbagbo n'organiserait pas des élections s'il n'était pas sûr de les gagner. Dans un mémo envoyé le 2 juillet 2009 à Washington, intitulé «Les élections en Côte d'Ivoire : le mythe et la réalité», Wanda Nesbitt, alors ambassadrice, voyait dans le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo la «troisième» formation du pays, associée à un groupe ethnique «minoritaire», les Bétés. «Pour gagner une élection présidentielle, le FPI a besoin de s'allier avec l'un des deux autres grands partis», notait la diplomate. Or, ces deux partis sont menés par les ennemis jurés de Gbagbo. Celui-ci tente quand même, «depuis 2007» selon le câble américain, un rapprochement avec le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara. En pure perte. Ensuite, Gbagbo se serait préparé à un duel électoral avec Ouattara, persuadé que les électeurs du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ancien président Henri Konan Bédié, poussés par des considérations ethniques, se rallieraient plutôt à son parti qu'à celui des «Nordistes» du RDR. Il n'en a rien été, et ces télégrammes révèlent en creux toute l'importance du report effectif des voix des partisans de Bédié vers Ouattara. Un tournant majeur qui marque la fin de «l'ivoirité», le concept qui empoisonne la politique ivoirienne depuis plus de quinze ans.
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