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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 10 décembre 2010 à 22h02
En attendant ce nouveau référendum, en février-mars 1959, se tint à New York une session spéciale de l'Assemblée générale de l'Onu sur le Kamerun. Le principe de l'indépendance du pays avait enfin été accepté, y compris par la France : en effet, comme après l'assassinat de Lumumba au Congo, les colonialistes français, ayant assassiné Ruben Um Nyobé le 13 septembre 1958, considérèrent que désormais, ils pouvaient se fier à leurs " modérés du Cameroun ". On pouvait donc leur confier l'indépendance. La question centrale que l'Assemblée générale de l'Onu avait à trancher était la suivante : fallait-il organiser des élections générales libres avant l'indépendance, comme le demandait le camp du nationalisme véritable au Kamerun, ce qui supposait le rétablissement de l'Upc dans la légalité ; ou alors refuser de telles élections, comme le demandait la France qui voulait donner le pouvoir à ses moutons ? Aussi étrange que cela puisse paraître, l'Onu refusa d'organiser des élections avant l'indépendance, et même de superviser des élections avant l'indépendance. Toute honte bue, l'Onu s'aligna derrière la France et ses alliés et complices. Du jamais vu : les champions de la " liberté " et des élections libres à Bornéo et aux Iles Caïmans, en Urss et en Chine Populaire, chez les Papous et au Nord Kalimantan, etc, refusaient d'organiser des élections libres et démocratiques dans un pays sous tutelle de l'Onu.
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