qui pullulent dans les services de renseignements et d’espionnage continue de considérer les anciennes colonies françaises d’Afrique comme étant des tribus sauvages peuplées d’individus incapables de raisonner. De ce fait, les présidents de ces pays d’Afrique doivent toujours être choisis par métropole. Pour le malheur de la Côte d’Ivoire, cette insulte est partagée par une minorité d’hommes d’affaires français installés chez nous, mais influents à l’Elysée. avec leurs racistes lunettes, la lecture des résultats du premier tour des élections ivoiriennes a été la suivante : Avec 25% et 32% des voix, les tribus d’Henri Konan Bédié et d’Alassane Ouattara font à elles seules 60% des électeurs en Côte d’Ivoire. De façon moutonnière, pensaient ces agents des services secrets français, la tribu d’Henri Konan Bédié - remarquez qu’ils ne parlent pas d’électeurs - ne devait que se déverser derrière Ouattara, puisque le président du PDCI-RDA, battu au premier tour, avait appelé à voter pour le président du RDR. Cependant, à écouter Ben Tagbo, la théorie n’arrivait pas à rassurer ses concepteurs. Ces prévisionnistes de la DGSE avaient du mal à se convaincre que les Ivoiriens soient aussi bornés qu’ils l’entendent. Mais ils subissaient la pression des hommes d’affaires français qui ne rêveraient que d’un président ivoirien «docile». Pour ces affairistes, Laurent Gbagbo prône «l’ouverture du marché ivoirien, la coopération dans la dignité et le respect de chaque peuple», et cela est dangereux. D’où leur implacable volonté qui aurait fini par pousser la cellule DGSE en question à convaincre les plus hautes autorités françaises que l’on peut «organiser la défaite de Laurent Gbagbo».
Les Patriotes ivoiriens,
l’obstacle majeur
Dans leurs prévisions, nous avait prévenu Ben Tagbo, «dès le soir du 2nd tour, une fois les résultats proclamés sur les ondes des radios et télés françaises, les militants du RHDP devaient descendre dans la rue pour orchestrer des troubles graves dans le pays». Et à Ben Tagbo de continuer : «Dans ce cafouillage, les militaires français pré-positionnés à Dakar et à Libreville allaient se déployer en Côte d’Ivoire avec pour mission d’assassiner le président ivoirien, Laurent Gbagbo». Pour quel objectif ? «Installer Alassane Ouattara au pouvoir», avait coupé Ben Tagbo. Qui a ajouté que, pour les tenants de cette thèse à la DGSE, «le second tour de l’élection présidentielle ivoirienne était déjà bouclé avant d’avoir commencé ; Alassane Ouattara devait être déjà nommé président de la Côte d’Iv
Les Patriotes ivoiriens,
l’obstacle majeur
Dans leurs prévisions, nous avait prévenu Ben Tagbo, «dès le soir du 2nd tour, une fois les résultats proclamés sur les ondes des radios et télés françaises, les militants du RHDP devaient descendre dans la rue pour orchestrer des troubles graves dans le pays». Et à Ben Tagbo de continuer : «Dans ce cafouillage, les militaires français pré-positionnés à Dakar et à Libreville allaient se déployer en Côte d’Ivoire avec pour mission d’assassiner le président ivoirien, Laurent Gbagbo». Pour quel objectif ? «Installer Alassane Ouattara au pouvoir», avait coupé Ben Tagbo. Qui a ajouté que, pour les tenants de cette thèse à la DGSE, «le second tour de l’élection présidentielle ivoirienne était déjà bouclé avant d’avoir commencé ; Alassane Ouattara devait être déjà nommé président de la Côte d’Iv

