PUBLICITÉ

Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
Les champs marqués avec un * sont obligatoires.
Fubu Fubu a écrit le 30 novembre 2010 à 13h58
Manga Onguéné et Omam Biyick ont été les précurseurs d’une conscientisation sur l’importance capitale de la tête dans le football : autant que les autres parties du corps qui participent au jeu, la tête devenait une arme redoutable, un lance missiles. Tous deux, ils n’étaient guère dotés de cette aisance corporelle qu’avaient des félins comme Abéga Théophile, Emana Marc, Milla Roger ou, plus près de nous, Ngom Komé, Achille Emana, Samuel Eto’o. Aussi avaient ils développé, en compensation de cette lacune, le sens du positionnement dans la surface de réparation où ils furetaient, tels des renards, dans l’attente du premier ballon aérien venu. La tactique payait toujours.

La faiblesse de notre équipe nationale aujourd’hui réside là aussi : l’absence de joueurs capables d’exploiter l’énorme mine de possibilités qu’offre le jeu aérien. Le dernier mohican à avoir excellé dans le genre s’en est allé, emportant avec lui le fameux elixir : Patrick Mboma. Depuis lors, tout semble dépeuplé à l’avant. Les entraîneurs eux-mêmes ne semblent pas se préoccuper d’un tel vide qui est préjudiciable aux stratégies de jeu qu’ils mettent en place. Si l’on fait la moyenne des buts scorés sur des actions personnelles et ceux inscrits sur des balles arrêtées, de la tête, l’on comprend aisément que faute de disposer de la flèche Messi, il est de bon aloi de miser davantage sur la deuxième hypothèse.

Les bons joueurs de la tête se font de plus en plus rares. C’est alors la boule qui prend le relais pour tout dévaster sur son passage. De plus en plus de footballeurs se transforment en rugbymen et utilisent leur tête comme un bélier, pour faire sauter les poitrines de leurs adversaires jugés indélicats ou provocateurs. Zinnedine Zidane ne saurait revendiquer de brevet en la matière, tout comme Samuel Eto’o ne peut pas jurer qu’il est le dernier à regretter cet accès de colère qui se dissout en coup de tête sur son vis-à-vis. Kana Biyick, en 1988 déjà, assomma un joueur marocain d’un coup de boule qui le mit K.O. sur le champ, en demi finale de la Can. A l’époque, il y a moins de caméras autour du terrain, et l’affaire ne fit pas grand bruit.

Jean Lambert Nang (Quotidien le Jour)
Merci de patienter...
PUBLICITÉ

FIL INFO

PUBLICITÉ

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Add New Playlist