Un Lions qui n'oublie pas.
Je me réjouis de te voir t’ériger en donneur de leçons après le geste de Etoo. L’acte est condamnable mais compréhensible pour toute personne qui reconnaît avoir déjà commis un impair dans une circonstance de colère, pire encore quand on s’estime victime d’une injustice. Tu as toute mon admiration, toi qui tu ne te reconnais pas dans ce dernier schéma.
La haine viscérale que tu voues à ETOO ne te donne pas le droit de traîner dans la boue l’honneur d’un Grand Homme nommé Roger Gabriel Nlep. Nous l’appelions le Grand Professeur pour la clarté de ses explications, sa façon de marquer ses cours avec une voix qui savait dominer le brouhaha des amphithéâtres. Il a su façonner l’esprit juridique des étudiants et les initiait à la compréhension. La majorité de ses cours, il les retenait par coeur et venait les réciter en salle sans le moindre document à portée de vue. Et c’est cette méthode qui poussa plusieurs milliers de jeunes étudiants à s’imprégner des concepts de droit. Je suis fier d’en avoir été un digne disciple et je m’efforce au quotidien de m’imprégner de ses qualités académiques exceptionnelles.
Sa brusque disparition, à la fleur de l’âge, 54 ans, le 29 avril 2003 des suites d’un accident de circulation sur l’axe lourd Douala – Yaoundé, a ôté au monde universitaire, aux médias et à la classe politique un modèle de rigueur scientifique. Les travaux de cet Agrégé de droit public et spécialiste du contentieux administratif sur l’administration publique en Afrique noire ont fait autorité dans les milieux de la science. C’était un analyste hors pair, un baobab du Droit.
C’était aussi un amoureux du sport et du football en particulier. Je t’informe qu’il était membre actif du Dynamo football Club de Douala, il s’est régulièrement impliqué dans la vie de Dynamo allant même jusqu’à payer de sa poche certains déplacements de l’équipe. A sa mort, il était vice président de l’institut pour le développement du sport universitaire, un organe de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie.
J’ai bien envie de t’associer à la minute de silence qui va suivre la fin de mon texte, et je reste convaincu qu’un petit élan de lucidité et d’humanité se déduira de tes états de colère pour éclairer ta conscience et encourager tes doigts à laver la mémoire de ce Grand Homme au travers du clavier qui l’a Sali.
Une seule ligne de toi suffira pour essuyer mes larmes et me confirmer ta reconnaissance de la grandeur de notre peuple qui se mesure aussi à sa capacité à honore
Je me réjouis de te voir t’ériger en donneur de leçons après le geste de Etoo. L’acte est condamnable mais compréhensible pour toute personne qui reconnaît avoir déjà commis un impair dans une circonstance de colère, pire encore quand on s’estime victime d’une injustice. Tu as toute mon admiration, toi qui tu ne te reconnais pas dans ce dernier schéma.
La haine viscérale que tu voues à ETOO ne te donne pas le droit de traîner dans la boue l’honneur d’un Grand Homme nommé Roger Gabriel Nlep. Nous l’appelions le Grand Professeur pour la clarté de ses explications, sa façon de marquer ses cours avec une voix qui savait dominer le brouhaha des amphithéâtres. Il a su façonner l’esprit juridique des étudiants et les initiait à la compréhension. La majorité de ses cours, il les retenait par coeur et venait les réciter en salle sans le moindre document à portée de vue. Et c’est cette méthode qui poussa plusieurs milliers de jeunes étudiants à s’imprégner des concepts de droit. Je suis fier d’en avoir été un digne disciple et je m’efforce au quotidien de m’imprégner de ses qualités académiques exceptionnelles.
Sa brusque disparition, à la fleur de l’âge, 54 ans, le 29 avril 2003 des suites d’un accident de circulation sur l’axe lourd Douala – Yaoundé, a ôté au monde universitaire, aux médias et à la classe politique un modèle de rigueur scientifique. Les travaux de cet Agrégé de droit public et spécialiste du contentieux administratif sur l’administration publique en Afrique noire ont fait autorité dans les milieux de la science. C’était un analyste hors pair, un baobab du Droit.
C’était aussi un amoureux du sport et du football en particulier. Je t’informe qu’il était membre actif du Dynamo football Club de Douala, il s’est régulièrement impliqué dans la vie de Dynamo allant même jusqu’à payer de sa poche certains déplacements de l’équipe. A sa mort, il était vice président de l’institut pour le développement du sport universitaire, un organe de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie.
J’ai bien envie de t’associer à la minute de silence qui va suivre la fin de mon texte, et je reste convaincu qu’un petit élan de lucidité et d’humanité se déduira de tes états de colère pour éclairer ta conscience et encourager tes doigts à laver la mémoire de ce Grand Homme au travers du clavier qui l’a Sali.
Une seule ligne de toi suffira pour essuyer mes larmes et me confirmer ta reconnaissance de la grandeur de notre peuple qui se mesure aussi à sa capacité à honore

