"Obama de Piran": un premier maire noir pour la Slovénie
PIRAN — Le médecin d'origine ghanéenne Peter Bossman, devenu premier maire noir d'une ville de l'ex-Yougoslavie, a acquis du jour au lendemain un statut de star en Slovénie qui s'enorgueillit d'avoir aussi son "Obama".
Lundi, la photo du social-démocrate trône dans tous les journaux du pays: "L'Obama de Piran a gagné", s'enthousiasme le quotidien Vecer. Pour son concurrent Delo, il est tout simplement "une star slovène".
La veille, cet homme de 54 ans a remporté de justesse la mairie de Piran, petite ville touristique sur les bords de l'Adriatique, créant la sensation dans le pays ou au-delà .
Comme le président américain Barack Obama, il a misé sur l'internet pour mener sa campagne, créant son profil sur Facebook et se mettant en scène dans différents films retransmis sur Youtube.
Interrogé sur une éventuelle carrière au niveau national, il coupe court à toute spéculation: "Je n'ai pas de telles ambitions", confie-t-il à l'AFP.
"J'ai déjà dit à mes patients que je reviendrai dans mon cabinet, je ne pourrai pas abandonner ma carrière médicale", déclare-t-il, même si sa présence se fera plus rare dans les quatre années à venir, durée de son mandat.
"Mon père était aussi un médecin et un homme politique (au Ghana) et il avait pour habitude de me dire que si tu le peux, tu dois aider la société", poursuit-il.
Son engagement politique remonte à l'époque où il était étudiant au Ghana: "J'ai travaillé dans une organisation démocratique opposée au régime militaire" qui avait renversé le président Kwame Nkrumah en 1966, raconte-t-il.
En 1977, il débarque à Ljubljana pour poursuivre ses études à la Faculté de médecine. Il serait retourné au Ghana s'il n'avait pas rencontré Karmen, une Croate, qui deviendra son épouse.
Ils partent s'installer à Piran, un joyau de la côte slovène, qui englobe aussi la commune voisine et très touristique de Portoroz. La ville est aussi connue en raison du litige entre la Croatie et la Slovénie sur les frontières maritimes du Golfe de Piran. La Slovénie s'était pour cette raison opposée à l'adhésion de la Croatie à l'Union européenne jusqu'à l'accord de compromis intervenu en 2009.
Après 20 ans passés dans la commune, "les gens ne me voient plus comme un docteur noir ou comme un étranger, mais simplement comme un bon docteur et un homme bien", estime-t-il.
Peter Bossman s'est présenté lors de la campagne comme quelqu'un de sympathique et d'honnête. La f
PIRAN — Le médecin d'origine ghanéenne Peter Bossman, devenu premier maire noir d'une ville de l'ex-Yougoslavie, a acquis du jour au lendemain un statut de star en Slovénie qui s'enorgueillit d'avoir aussi son "Obama".
Lundi, la photo du social-démocrate trône dans tous les journaux du pays: "L'Obama de Piran a gagné", s'enthousiasme le quotidien Vecer. Pour son concurrent Delo, il est tout simplement "une star slovène".
La veille, cet homme de 54 ans a remporté de justesse la mairie de Piran, petite ville touristique sur les bords de l'Adriatique, créant la sensation dans le pays ou au-delà .
Comme le président américain Barack Obama, il a misé sur l'internet pour mener sa campagne, créant son profil sur Facebook et se mettant en scène dans différents films retransmis sur Youtube.
Interrogé sur une éventuelle carrière au niveau national, il coupe court à toute spéculation: "Je n'ai pas de telles ambitions", confie-t-il à l'AFP.
"J'ai déjà dit à mes patients que je reviendrai dans mon cabinet, je ne pourrai pas abandonner ma carrière médicale", déclare-t-il, même si sa présence se fera plus rare dans les quatre années à venir, durée de son mandat.
"Mon père était aussi un médecin et un homme politique (au Ghana) et il avait pour habitude de me dire que si tu le peux, tu dois aider la société", poursuit-il.
Son engagement politique remonte à l'époque où il était étudiant au Ghana: "J'ai travaillé dans une organisation démocratique opposée au régime militaire" qui avait renversé le président Kwame Nkrumah en 1966, raconte-t-il.
En 1977, il débarque à Ljubljana pour poursuivre ses études à la Faculté de médecine. Il serait retourné au Ghana s'il n'avait pas rencontré Karmen, une Croate, qui deviendra son épouse.
Ils partent s'installer à Piran, un joyau de la côte slovène, qui englobe aussi la commune voisine et très touristique de Portoroz. La ville est aussi connue en raison du litige entre la Croatie et la Slovénie sur les frontières maritimes du Golfe de Piran. La Slovénie s'était pour cette raison opposée à l'adhésion de la Croatie à l'Union européenne jusqu'à l'accord de compromis intervenu en 2009.
Après 20 ans passés dans la commune, "les gens ne me voient plus comme un docteur noir ou comme un étranger, mais simplement comme un bon docteur et un homme bien", estime-t-il.
Peter Bossman s'est présenté lors de la campagne comme quelqu'un de sympathique et d'honnête. La f

