Ses aînés les plus récents, François Omam Biyick, Patrick Mboma, n’ont jamais proclamé en public qu’ils étaient les leaders du groupe. Lucien Mettomo révélait dans une interview qu’il m’a fait l’honneur de m’accorder en 2009, que tout se passait bien dans cette équipe lorsqu’il y avait des leaders naturels et humbles qu’étaient Marc Vivien Foé, Patrick Mboma et Alioum Boucar. Avant cette déclaration, personne ne savait qu’un Alioum Boucar- qui parle moins qu’un mur-, a pu être leader au sein de la dream team des années 2000-2004.
Le leader et son dieu ?
Comment achever ce propos sans évoquer Roger Milla? Invité surprise de la conférence de presse d’Éto’o, il s’est montré très proche de celui qu’il vilipende depuis deux ans. Il semble que ça n’était qu’un «malentendu». Comme avec les «faussaires» de la Fecafoot qu’il voulait dénoncer à la Fifa. Et Eto’o, le leader, s’est montré heureux d’avoir retrouvé « dieu », son père. «Samuel Eto’o Fils -de-dieu», appelez le désormais.
Le dieu et le leader se ressemblent, en effet. Ils se croient propriétaires du football camerounais, surtout des Lions Indomptables. La presse et les autorités camerounaises politiques et footballistiques en ont décidé ainsi.
Milla fait-il des sorties à tort et à travers? Les chroniqueurs sportifs continuent de le déifier. Est-il coupable de propos xénophobes à l’endroit d’un sélectionneur des Lions – dans les bureaux même du Premier ministre? Les leaders d’opinion, les politiques et les religieux se taisent tandis que les journalistes s’esclaffent et encensent «l e franc-parler du vieux lion», patriote comme il n’en existe plus dans notre pays. Eto’o agresse-t-il des journalistes, leur causant des blessures graves? Aucun procureur ne bouge son petit doigt, la Fecafoot devient aphone tandis que le ministre des sports ouvre un enquête contre…les journalistes? Mon avis est que, si on n’arrête pas les dérives de ces deux monstres de notre fabrication, le jour n’est pas encore prévu où on pourrait arrêter de pleurer sur les échecs incompréhensibles de nos Lions Indomptables.
Mais au-delà de Samuel Eto’o et don dieu, c’est l’organisation du football qu’il faut blâmer. Et la question, «qu’est-ce qui s’est passé en Afrique du sud» devrait plutôt être posée au gouvernement. C’est le manque d’une politique sportive cohérente qui conduit aux rafistolages qui génèrent à leur tour, les querelles auxquelles nous assistons. Si on s’y prend à deux semaines pour préparer une coupe du monde – qu’on veut gagner -, même à coups de milliards
Le leader et son dieu ?
Comment achever ce propos sans évoquer Roger Milla? Invité surprise de la conférence de presse d’Éto’o, il s’est montré très proche de celui qu’il vilipende depuis deux ans. Il semble que ça n’était qu’un «malentendu». Comme avec les «faussaires» de la Fecafoot qu’il voulait dénoncer à la Fifa. Et Eto’o, le leader, s’est montré heureux d’avoir retrouvé « dieu », son père. «Samuel Eto’o Fils -de-dieu», appelez le désormais.
Le dieu et le leader se ressemblent, en effet. Ils se croient propriétaires du football camerounais, surtout des Lions Indomptables. La presse et les autorités camerounaises politiques et footballistiques en ont décidé ainsi.
Milla fait-il des sorties à tort et à travers? Les chroniqueurs sportifs continuent de le déifier. Est-il coupable de propos xénophobes à l’endroit d’un sélectionneur des Lions – dans les bureaux même du Premier ministre? Les leaders d’opinion, les politiques et les religieux se taisent tandis que les journalistes s’esclaffent et encensent «l e franc-parler du vieux lion», patriote comme il n’en existe plus dans notre pays. Eto’o agresse-t-il des journalistes, leur causant des blessures graves? Aucun procureur ne bouge son petit doigt, la Fecafoot devient aphone tandis que le ministre des sports ouvre un enquête contre…les journalistes? Mon avis est que, si on n’arrête pas les dérives de ces deux monstres de notre fabrication, le jour n’est pas encore prévu où on pourrait arrêter de pleurer sur les échecs incompréhensibles de nos Lions Indomptables.
Mais au-delà de Samuel Eto’o et don dieu, c’est l’organisation du football qu’il faut blâmer. Et la question, «qu’est-ce qui s’est passé en Afrique du sud» devrait plutôt être posée au gouvernement. C’est le manque d’une politique sportive cohérente qui conduit aux rafistolages qui génèrent à leur tour, les querelles auxquelles nous assistons. Si on s’y prend à deux semaines pour préparer une coupe du monde – qu’on veut gagner -, même à coups de milliards

