C’est sans doute le contenu de son rapport adressé au président de la Fécafoot.
Il est cependant difficile de convaincre l’opinion que dans cet exercice, le buteur camerounais n’essayait pas de soigner son image avec le sang de certains de ses camarades. Dans son discours encombré du stéréotype «je vais vous dire quelque chose» (qu’il n’a jamais dit); en abusant des mots sentimentaux «le peuple», «frères», le style de l’homme est vraiment au service de sa pensée : démagogique et manipulateur à souhait.
Mais, ce style démagogique a manqué de finesse chez notre joueur étoile. Ainsi les explications qu’il tente de donner auraient été un régal pour un avocat en contre interrogatoire. Par exemple, si c’est effectivement Paul Le Guen qui lui propose le brassard, pourquoi n’a-t-il pas demandé à Le Guen d’en parler d’abord à Song (qu’il semble respecter tant)? Ma conclusion est qu’Éto’o ayant demandé le brassard, le coach l’a laissé se débrouiller pour informer ses «grand-frères».
Leader ou imposteur?
Eto’o a répété plusieurs fois qu’il est LE leader des Lions, qu’il a dépensé de fortes sommes d’argent pour la qualification des Lions («et tout le monde a émargé»). Mais il n’a peut-être pas compris une chose : un leader ne s’impose pas par son grade, son argent et sa force physique (il y a une différence entre un leader et un imposteur). Cela se vérifie chez les politiciens comme dans tous les milieux où des humains se regroupent. À entendre Éto’o, on se rend compte qu’il n’y a que lui qui n’a pas compris que son leadership à la Paul Biya (par la corruption, les manipulations, les intimidations, l’utilisation des moyens institutionnels – «l’équipe nationale est une institution») a été rejeté en sourdine mais fermement, par ses camarades.
C’est ainsi qu’agit d’ailleurs le peuple martyrisé depuis 50 ans. Les fonctionnaires acceptent les postes de Biya, s’humilient en public mais en privé, n’ont que du mépris pour lui; les masses vont manger et boire à la fontaine du Rdpc mais ne tissent aucun lien affectif avec l’imposteur. Biya l’a compris, tant que cela le maintient au pouvoir, il s’en fout de sa renommée. Eto’o doit l’imiter ou voire, lui demander son secret lors de leur prochaine rencontre…secrète.
En s’essayant à la démagogie, aux intrigues et au paternalisme, le grand footballeur qu’est Éto’o apparaît comme un gamin immature qui tente de se trouver une place dans la cour des adultes. Cela laisse une image controversé de joueur surdoué, le meilleur de son groupe, mais autant aimé que détesté.
Il est cependant difficile de convaincre l’opinion que dans cet exercice, le buteur camerounais n’essayait pas de soigner son image avec le sang de certains de ses camarades. Dans son discours encombré du stéréotype «je vais vous dire quelque chose» (qu’il n’a jamais dit); en abusant des mots sentimentaux «le peuple», «frères», le style de l’homme est vraiment au service de sa pensée : démagogique et manipulateur à souhait.
Mais, ce style démagogique a manqué de finesse chez notre joueur étoile. Ainsi les explications qu’il tente de donner auraient été un régal pour un avocat en contre interrogatoire. Par exemple, si c’est effectivement Paul Le Guen qui lui propose le brassard, pourquoi n’a-t-il pas demandé à Le Guen d’en parler d’abord à Song (qu’il semble respecter tant)? Ma conclusion est qu’Éto’o ayant demandé le brassard, le coach l’a laissé se débrouiller pour informer ses «grand-frères».
Leader ou imposteur?
Eto’o a répété plusieurs fois qu’il est LE leader des Lions, qu’il a dépensé de fortes sommes d’argent pour la qualification des Lions («et tout le monde a émargé»). Mais il n’a peut-être pas compris une chose : un leader ne s’impose pas par son grade, son argent et sa force physique (il y a une différence entre un leader et un imposteur). Cela se vérifie chez les politiciens comme dans tous les milieux où des humains se regroupent. À entendre Éto’o, on se rend compte qu’il n’y a que lui qui n’a pas compris que son leadership à la Paul Biya (par la corruption, les manipulations, les intimidations, l’utilisation des moyens institutionnels – «l’équipe nationale est une institution») a été rejeté en sourdine mais fermement, par ses camarades.
C’est ainsi qu’agit d’ailleurs le peuple martyrisé depuis 50 ans. Les fonctionnaires acceptent les postes de Biya, s’humilient en public mais en privé, n’ont que du mépris pour lui; les masses vont manger et boire à la fontaine du Rdpc mais ne tissent aucun lien affectif avec l’imposteur. Biya l’a compris, tant que cela le maintient au pouvoir, il s’en fout de sa renommée. Eto’o doit l’imiter ou voire, lui demander son secret lors de leur prochaine rencontre…secrète.
En s’essayant à la démagogie, aux intrigues et au paternalisme, le grand footballeur qu’est Éto’o apparaît comme un gamin immature qui tente de se trouver une place dans la cour des adultes. Cela laisse une image controversé de joueur surdoué, le meilleur de son groupe, mais autant aimé que détesté.

