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CAN 2006
Coupe d’Afrique des Nations : Comme un boomerang...
Le Cameroun a indubitablement la meilleure équipe du tournoi, mais cette équipe ne gagne pas, ne gagne plus. Il convient aujourd’hui d’analyser les causes des échecs successifs de l’équipe nationale. Son niveau ne serait-il donc maintenant que les quarts de finale d’une Coupe d’Afrique des Nations ?
Camfoot.com
9 février 2006 | |
Samuel Eto’o Fils n’a pas la tête de ses jambes. L’humilité est un mot qu’il ne semble pas connaître. Tout au long de son séjour au Caire, et malgré les « assurances » données en ce sens par Philippe Mbarga Mboa, Eto’o (SEF) cherchait par tous les moyens à se distinguer de ses coéquipiers. « Quand Samuel Eto’o est dans un groupe, je veux qu’on sache qu’il est là », assène-t-il dans l’hebdomadaire France Football du 17 janvier 2006, parlant de lui-même à la troisième personne, comme le font souvent ceux qui ont perdu pied avec la réalité. Les joueurs se partagent une chambre à deux ? SEF fait chambre à part. L’entraîneur désigne Njitap pour diriger les étirements d’après match ? SEF fait sa séance personnelle, au milieu des autres. Les femmes ne sont pas acceptées à l’hôtel des joueurs ? SEF fait venir quelques- unes (...) et elles se succèderont à un rythme vertigineux aux pieds des pyramides. Après la défaite, tous les joueurs et le staff technique sont rassemblés à l’hôtel pour une réunion avec les officiels ? SEF, d’abord retenu au contrôle anti-dopage, les rejoint à la fin sans se presser, le sourire aux lèvres, comme si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes...
Le Cameroun, c’est le Cameroun
En amont de la CAN, Eto’o avait opposé une fin de non recevoir aux émissaires - parmi lesquels se trouvaient d’anciens Ballons d’Or Africains - mandatés pour le convaincre de participer à la compétition et qui se sont déplacés jusqu’au Nou Camp de Barcelone. Mais SEF est venu passer les fêtes de fin d’année au Cameroun et là , il a perçu que si jamais il ne jouait pas cette CAN, jamais plus il ne porterait le maillot vert sur un terrain de football. S’il y a une chose que le public camerounais sait faire, c’est se détourner durablement et sans état d’âme de ceux qu’il vénérait encore quelques instants plus tôt. Quelques jours après qu’il ait posé pied à Douala, les proches d’Eto’o, qui vivent au pays et/ou qui connaissent la nature profonde du peuple et l’univers du football camerounais, ont compris le danger. Lui non. Il a certes vaguement sent
CAN 2006
Coupe d’Afrique des Nations : Comme un boomerang...
Le Cameroun a indubitablement la meilleure équipe du tournoi, mais cette équipe ne gagne pas, ne gagne plus. Il convient aujourd’hui d’analyser les causes des échecs successifs de l’équipe nationale. Son niveau ne serait-il donc maintenant que les quarts de finale d’une Coupe d’Afrique des Nations ?
Camfoot.com
9 février 2006 | |
Samuel Eto’o Fils n’a pas la tête de ses jambes. L’humilité est un mot qu’il ne semble pas connaître. Tout au long de son séjour au Caire, et malgré les « assurances » données en ce sens par Philippe Mbarga Mboa, Eto’o (SEF) cherchait par tous les moyens à se distinguer de ses coéquipiers. « Quand Samuel Eto’o est dans un groupe, je veux qu’on sache qu’il est là », assène-t-il dans l’hebdomadaire France Football du 17 janvier 2006, parlant de lui-même à la troisième personne, comme le font souvent ceux qui ont perdu pied avec la réalité. Les joueurs se partagent une chambre à deux ? SEF fait chambre à part. L’entraîneur désigne Njitap pour diriger les étirements d’après match ? SEF fait sa séance personnelle, au milieu des autres. Les femmes ne sont pas acceptées à l’hôtel des joueurs ? SEF fait venir quelques- unes (...) et elles se succèderont à un rythme vertigineux aux pieds des pyramides. Après la défaite, tous les joueurs et le staff technique sont rassemblés à l’hôtel pour une réunion avec les officiels ? SEF, d’abord retenu au contrôle anti-dopage, les rejoint à la fin sans se presser, le sourire aux lèvres, comme si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes...
Le Cameroun, c’est le Cameroun
En amont de la CAN, Eto’o avait opposé une fin de non recevoir aux émissaires - parmi lesquels se trouvaient d’anciens Ballons d’Or Africains - mandatés pour le convaincre de participer à la compétition et qui se sont déplacés jusqu’au Nou Camp de Barcelone. Mais SEF est venu passer les fêtes de fin d’année au Cameroun et là , il a perçu que si jamais il ne jouait pas cette CAN, jamais plus il ne porterait le maillot vert sur un terrain de football. S’il y a une chose que le public camerounais sait faire, c’est se détourner durablement et sans état d’âme de ceux qu’il vénérait encore quelques instants plus tôt. Quelques jours après qu’il ait posé pied à Douala, les proches d’Eto’o, qui vivent au pays et/ou qui connaissent la nature profonde du peuple et l’univers du football camerounais, ont compris le danger. Lui non. Il a certes vaguement sent

