Dysfonctionnements et amateurisme
Le football est un sport d’équipe. Il serait donc trop facile de rendre Samuel Eto’o Fils unique responsable de l’échec des Lions, d’autant plus que sur le terrain, bien supporté par ses co-équipiers, il a montré un football céleste lors des trois premiers matchs. Les victoires, comme les défaites, sont collectives. Mais pour pouvoir entamer la catharsis, il faut que des réponses soient données aux questions qui se posent. Sans langue de bois.
L’équipe camerounaise est talentueuse. Mais il lui manque quelque chose pour qu’elle soit une grande équipe et redevienne une équipe qui gagne : un encadrement professionnel, à commencer par la fédération, en passant par les entraîneurs et les officiels administratifs.
Au-delà des questions purement stratégiques, (pourquoi avoir privilégié un Olembe fadasse au détriment de Douala ? Pourquoi ne pas avoir fait entrer Kameni pour l’épreuve des tirs au but ?) est-il pensable qu’un Arthur Jorge exerçant en Europe eut abordé un match sans avoir observé et analysé l’adversaire ? La situation géographique du site d’hébergement des Lions Indomptables (localisé à 65 km du Stade Militaire du Caire) a fait couler beaucoup d’encre, mais il revient à la Fecafoot d’envoyer quelqu’un vérifier l’adéquation de l’hôtel proposé par la CAF avec les desideratas camerounais. Les « conférences de presse » organisées à la va-vite et qui n’ont de conférence que le nom, le programme nutritionnel des joueurs dont on peut se demander s’il est vraiment établi professionnellement et en tenant compte de la programmation des matchs, des invitations mises à disposition un quart d’heure seulement avant le début des rencontres, un ministre qui, le 4 février au matin, annonce avec grandiloquence le programme de la délégation camerounaise jusqu’au 10 février, des primes payées à la tête du client et dans l’opacité la plus totale... Rien n’est planifié, organisé et géré de façon professionnelle et rationnelle. Pourquoi les joueurs et anciens joueurs n’ont pas voix au chapitre lorsqu’il s’agit de désigner l’entraîneur de l’équipe nationale ? Quelles sont les tâches des uns et des autres au sein de la grande famille du football ? Le ministre des Sports et de l’Éducation Physique ne devrait-il pas s’atteler à initier la construction d’infrastructures et de stades adéquats plutôt qu’à intervenir pour radier des joueurs sélectionnés par l’entraîneur comme cela fut le cas pour Womé Nlend ?
Le football est un sport d’équipe. Il serait donc trop facile de rendre Samuel Eto’o Fils unique responsable de l’échec des Lions, d’autant plus que sur le terrain, bien supporté par ses co-équipiers, il a montré un football céleste lors des trois premiers matchs. Les victoires, comme les défaites, sont collectives. Mais pour pouvoir entamer la catharsis, il faut que des réponses soient données aux questions qui se posent. Sans langue de bois.
L’équipe camerounaise est talentueuse. Mais il lui manque quelque chose pour qu’elle soit une grande équipe et redevienne une équipe qui gagne : un encadrement professionnel, à commencer par la fédération, en passant par les entraîneurs et les officiels administratifs.
Au-delà des questions purement stratégiques, (pourquoi avoir privilégié un Olembe fadasse au détriment de Douala ? Pourquoi ne pas avoir fait entrer Kameni pour l’épreuve des tirs au but ?) est-il pensable qu’un Arthur Jorge exerçant en Europe eut abordé un match sans avoir observé et analysé l’adversaire ? La situation géographique du site d’hébergement des Lions Indomptables (localisé à 65 km du Stade Militaire du Caire) a fait couler beaucoup d’encre, mais il revient à la Fecafoot d’envoyer quelqu’un vérifier l’adéquation de l’hôtel proposé par la CAF avec les desideratas camerounais. Les « conférences de presse » organisées à la va-vite et qui n’ont de conférence que le nom, le programme nutritionnel des joueurs dont on peut se demander s’il est vraiment établi professionnellement et en tenant compte de la programmation des matchs, des invitations mises à disposition un quart d’heure seulement avant le début des rencontres, un ministre qui, le 4 février au matin, annonce avec grandiloquence le programme de la délégation camerounaise jusqu’au 10 février, des primes payées à la tête du client et dans l’opacité la plus totale... Rien n’est planifié, organisé et géré de façon professionnelle et rationnelle. Pourquoi les joueurs et anciens joueurs n’ont pas voix au chapitre lorsqu’il s’agit de désigner l’entraîneur de l’équipe nationale ? Quelles sont les tâches des uns et des autres au sein de la grande famille du football ? Le ministre des Sports et de l’Éducation Physique ne devrait-il pas s’atteler à initier la construction d’infrastructures et de stades adéquats plutôt qu’à intervenir pour radier des joueurs sélectionnés par l’entraîneur comme cela fut le cas pour Womé Nlend ?

