Lorsqu’il se dirige vers le ballon le 4 février au Stade Militaire du Caire, Eto’o contrevient aux règles de fonctionnement de l’équipe nationale du Cameroun. Mais il a besoin de tirer le premier, de se décharger de la pression, parce qu’il pense que s’il rate, les autres auront le temps de rattraper le coup. Mais les choses sont bien faites, et le voilà qui doit se mettre face au gardien une seconde fois : le résultat est connu. Tout le monde peut rater un penalty. Eto’o comme Wome. SEF en a fait l’expérience en Égypte. Ce n’est pas la fin du monde. Ce qui est plus grave, c’est de constater qu’Eto’o Fils se croit au-dessus des règles et qu’on le laisse piétiner des principes fondamentaux sans le recadrer. Que font Roger Milla, Rigobert Song, Patrick Mboma ? Pourquoi le laissent-ils faire ? Eto’o n’a pas à tirer de penalty en premier. Eto’o n’a pas à tirer des coups francs à 40 mètres. Eto’o n’a pas à décider de faire entrer Boya sur le terrain, comme il a tenté de le faire lors de la rencontre d’hier. « Quand on est responsable d’un groupe, il y a des choses qui vous plaisent et d’autres moins », dit-il dans France Football. Mais Eto’o n’est responsable d’aucun groupe. Eto’o n’est pas le capitaine des Lions Indomptables.

