Le Cameroun, c’est le Cameroun
En amont de la CAN, Eto’o avait opposé une fin de non recevoir aux émissaires - parmi lesquels se trouvaient d’anciens Ballons d’Or Africains - mandatés pour le convaincre de participer à la compétition et qui se sont déplacés jusqu’au Nou Camp de Barcelone. Mais SEF est venu passer les fêtes de fin d’année au Cameroun et là , il a perçu que si jamais il ne jouait pas cette CAN, jamais plus il ne porterait le maillot vert sur un terrain de football. S’il y a une chose que le public camerounais sait faire, c’est se détourner durablement et sans état d’âme de ceux qu’il vénérait encore quelques instants plus tôt. Quelques jours après qu’il ait posé pied à Douala, les proches d’Eto’o, qui vivent au pays et/ou qui connaissent la nature profonde du peuple et l’univers du football camerounais, ont compris le danger. Lui non. Il a certes vaguement senti que l’opinion camerounaise se préparait à le mettre au placard, mais sans y croire vraiment. Cependant, une fois n’est pas coutume, il a décidé d’écouter et il est rentré à Barcelone négocier un accord avec son club. « Pendant mon séjour au Cameroun, mes conseillers m’ont dit que je devais y aller » déclare-t-il dans France Football, sans se rendre compte qu’il admet par là qu’en dépit de toutes les déclarations « africanistes » qu’il a faites ces derniers temps, c’est plus contraint que par vocation qu’il participe à cette CAN. Eto’o joue la carte africaine parce qu’il est malmené par la presse française. Son ego ne supporte pas le traitement injuste que lui réservent les médias français. Son comportement n’est pas sans rappeler celui d’un Michael Jackson qui se pose en victime du racisme lorsqu’il est traîné en justice, alors qu’il a passé ces vingt dernières années à essayer d’effacer toute trace de son appartenance à la race noire.
En amont de la CAN, Eto’o avait opposé une fin de non recevoir aux émissaires - parmi lesquels se trouvaient d’anciens Ballons d’Or Africains - mandatés pour le convaincre de participer à la compétition et qui se sont déplacés jusqu’au Nou Camp de Barcelone. Mais SEF est venu passer les fêtes de fin d’année au Cameroun et là , il a perçu que si jamais il ne jouait pas cette CAN, jamais plus il ne porterait le maillot vert sur un terrain de football. S’il y a une chose que le public camerounais sait faire, c’est se détourner durablement et sans état d’âme de ceux qu’il vénérait encore quelques instants plus tôt. Quelques jours après qu’il ait posé pied à Douala, les proches d’Eto’o, qui vivent au pays et/ou qui connaissent la nature profonde du peuple et l’univers du football camerounais, ont compris le danger. Lui non. Il a certes vaguement senti que l’opinion camerounaise se préparait à le mettre au placard, mais sans y croire vraiment. Cependant, une fois n’est pas coutume, il a décidé d’écouter et il est rentré à Barcelone négocier un accord avec son club. « Pendant mon séjour au Cameroun, mes conseillers m’ont dit que je devais y aller » déclare-t-il dans France Football, sans se rendre compte qu’il admet par là qu’en dépit de toutes les déclarations « africanistes » qu’il a faites ces derniers temps, c’est plus contraint que par vocation qu’il participe à cette CAN. Eto’o joue la carte africaine parce qu’il est malmené par la presse française. Son ego ne supporte pas le traitement injuste que lui réservent les médias français. Son comportement n’est pas sans rappeler celui d’un Michael Jackson qui se pose en victime du racisme lorsqu’il est traîné en justice, alors qu’il a passé ces vingt dernières années à essayer d’effacer toute trace de son appartenance à la race noire.

