Pour une affaire de mœurs, c’est une somme minable qui prouve que je n’avais rien à me reprocher». Mais pendant 18 mois, Longuè Longuè avait l’obligation de se rendre au commissariat… tous les mercredis pour que la justice s’assure qu’il est toujours le territoire français.
Mme Tétriat, la juge d’instruction ne badine pas avec les affaires de moeurs. Trois fois de suite, elle refuse d’accorder une autorisation de sortie de territoire français à Longuè Longuè. Mais la cour d’appel accordera autant de fois cette autorisation à l’artiste camerounais qui va séjourné plusieurs fois au bercail depuis le 7 juillet 2007 jusqu’à ce jour. C’est ainsi qu’il profite pour faire l’album «Abas Judas» en 2009. En fait d’album, c’est une vraie consécration : Longuè Longuè est sacré «musicien de l’année» par les Canal 2 d’Or. «Un disque d’or» (d’une valeur de 15 millions Fcfa) lui est également décerné par son premier producteur, «Preya Music», de Prince Eyango et sponsorisé par les Brasseries du Cameroun. Cette entreprise lui offre également une Toyato Yaris d’une valeur de …10 millions Fcfa. Dans la foulée, Longuè Longuè érige «l’immeuble Kirikou», un R+3 à Pk12 à Douala.
Né à Douala en 1973, Longuè Longuè, fils de Agno Simon, appartient à une famille de cinq enfants. Son père l'envoie à Yabassi, dans son village, en 1980, à la mort de sa mère. Mal accepté par son oncle qui ne voulait pas le considérer comme un fils, Longuè Longuè se retrouve rapidement dans la rue. Il est perçu par son entourage comme un bon à rien. La possibilité de poursuivre ses études ne lui est pas permise, et c'est le virus de la musique qui lui permit de s'en sortir.
En effet, très tôt déjà , il se fabrique des instruments de musique avec des objets de récupération, notamment des guitares en contreplaqué et des percussions avec des boîtes de conserves vides. Il fait plusieurs petits métiers parallèlement aux cabarets et notamment à la «Saladière» à la Cité-Sic où il dévoile son talent. En 2001, «Ayo Africa» est un succès total. Suivent tour à tour d’autres musiques aux thèmes engagés tels que «Privatisation» (2003), «Examen de conscience» (2006) et «Abas Judas» (2009).
E. R. K.
Mme Tétriat, la juge d’instruction ne badine pas avec les affaires de moeurs. Trois fois de suite, elle refuse d’accorder une autorisation de sortie de territoire français à Longuè Longuè. Mais la cour d’appel accordera autant de fois cette autorisation à l’artiste camerounais qui va séjourné plusieurs fois au bercail depuis le 7 juillet 2007 jusqu’à ce jour. C’est ainsi qu’il profite pour faire l’album «Abas Judas» en 2009. En fait d’album, c’est une vraie consécration : Longuè Longuè est sacré «musicien de l’année» par les Canal 2 d’Or. «Un disque d’or» (d’une valeur de 15 millions Fcfa) lui est également décerné par son premier producteur, «Preya Music», de Prince Eyango et sponsorisé par les Brasseries du Cameroun. Cette entreprise lui offre également une Toyato Yaris d’une valeur de …10 millions Fcfa. Dans la foulée, Longuè Longuè érige «l’immeuble Kirikou», un R+3 à Pk12 à Douala.
Né à Douala en 1973, Longuè Longuè, fils de Agno Simon, appartient à une famille de cinq enfants. Son père l'envoie à Yabassi, dans son village, en 1980, à la mort de sa mère. Mal accepté par son oncle qui ne voulait pas le considérer comme un fils, Longuè Longuè se retrouve rapidement dans la rue. Il est perçu par son entourage comme un bon à rien. La possibilité de poursuivre ses études ne lui est pas permise, et c'est le virus de la musique qui lui permit de s'en sortir.
En effet, très tôt déjà , il se fabrique des instruments de musique avec des objets de récupération, notamment des guitares en contreplaqué et des percussions avec des boîtes de conserves vides. Il fait plusieurs petits métiers parallèlement aux cabarets et notamment à la «Saladière» à la Cité-Sic où il dévoile son talent. En 2001, «Ayo Africa» est un succès total. Suivent tour à tour d’autres musiques aux thèmes engagés tels que «Privatisation» (2003), «Examen de conscience» (2006) et «Abas Judas» (2009).
E. R. K.

