J'insiste sur la personnalité : rien n'interdit d'être très riche et très modeste en même temps, c'est juste une question de tempérament.
L'image que Samuel Eto'o donne à chaque conférence de presse, c'est celle d'un jeune homme qui n'en revient pas lui-même d'être aussi riche, aussi célèbre et aussi admiré, et qui éprouve donc le besoin de parler toutes les cinq minutes de sa situation, comme s'il craignait que ceux qui sont en face de lui ne l'oublient. Pour utiliser un terme gentil, on dira qu'il ne s'est jamais habitué à sa bonne fortune. Rien d'étonnant donc à ce qu'il nous la jette à la figure régulièrement, et qu'il accable ses coéquipiers (et d'autres personnes, apparemment), de cadeaux divers et variés.
A propos de la somme qu'il évoque, nul ne sait s'il s'agit d'une contribution directe au financement des dépenses inhérentes à la campagne de qualifications ou s'il fait le compte de l'ensemble de ses dépenses en cadeaux à l'intention de ses coéquipiers. Disons clairement les choses : dans les deux cas, il aurait dû s'abstenir. Mais on peut sérieusement se demander s'il en est capable et sinon, s'il existe dans son entourage des personnes qui pourraient le conseiller dans le bon sens. On peut douter des deux possibilités.
Il y a pourtant urgence à ce que quelqu'un lui dise par exemple qu'il est normal que des chefs d'Etat demandent à le rencontrer, qu'on est au courant, et que c'est très maladroit de sa part d'en faire état en public. Question de classe.
Il existe une autre piste : les dirigeants de notre football que sont le ministre des Sports et le président de la FECAFOOT disposent de l'autorité nécessaire pour dessiner le cadre strict dans lequel Samuel Eto'o doit se cantonner, en tant que joueur et capitaine de l'équipe nationale. Aucun de ces deux statuts n'est élastique, et c'est le rôle des dirigeants de protéger le joueur lui-même et ses coéquipiers des excès de générosité de l'un envers les autres. En clair, si un simple joueur de football en arrive à se proclamer détenteur d'un tel pouvoir, c'est aussi parce que ceux qui devraient remettre les choses à leur juste mesure sont incapables de le faire.
De toute façon, Iya Mohamed nous doit déjà tellement d'explications par ailleurs qu'on se demande par quel miracle il est encore en poste. Plusieurs faits graves sont récents ou en cours, et chacun d'entre eux est suffisamment scandaleux pour provoquer la démission du président de la FECAFOOT : la pénurie des maillots, le secret intolérable
L'image que Samuel Eto'o donne à chaque conférence de presse, c'est celle d'un jeune homme qui n'en revient pas lui-même d'être aussi riche, aussi célèbre et aussi admiré, et qui éprouve donc le besoin de parler toutes les cinq minutes de sa situation, comme s'il craignait que ceux qui sont en face de lui ne l'oublient. Pour utiliser un terme gentil, on dira qu'il ne s'est jamais habitué à sa bonne fortune. Rien d'étonnant donc à ce qu'il nous la jette à la figure régulièrement, et qu'il accable ses coéquipiers (et d'autres personnes, apparemment), de cadeaux divers et variés.
A propos de la somme qu'il évoque, nul ne sait s'il s'agit d'une contribution directe au financement des dépenses inhérentes à la campagne de qualifications ou s'il fait le compte de l'ensemble de ses dépenses en cadeaux à l'intention de ses coéquipiers. Disons clairement les choses : dans les deux cas, il aurait dû s'abstenir. Mais on peut sérieusement se demander s'il en est capable et sinon, s'il existe dans son entourage des personnes qui pourraient le conseiller dans le bon sens. On peut douter des deux possibilités.
Il y a pourtant urgence à ce que quelqu'un lui dise par exemple qu'il est normal que des chefs d'Etat demandent à le rencontrer, qu'on est au courant, et que c'est très maladroit de sa part d'en faire état en public. Question de classe.
Il existe une autre piste : les dirigeants de notre football que sont le ministre des Sports et le président de la FECAFOOT disposent de l'autorité nécessaire pour dessiner le cadre strict dans lequel Samuel Eto'o doit se cantonner, en tant que joueur et capitaine de l'équipe nationale. Aucun de ces deux statuts n'est élastique, et c'est le rôle des dirigeants de protéger le joueur lui-même et ses coéquipiers des excès de générosité de l'un envers les autres. En clair, si un simple joueur de football en arrive à se proclamer détenteur d'un tel pouvoir, c'est aussi parce que ceux qui devraient remettre les choses à leur juste mesure sont incapables de le faire.
De toute façon, Iya Mohamed nous doit déjà tellement d'explications par ailleurs qu'on se demande par quel miracle il est encore en poste. Plusieurs faits graves sont récents ou en cours, et chacun d'entre eux est suffisamment scandaleux pour provoquer la démission du président de la FECAFOOT : la pénurie des maillots, le secret intolérable

