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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Le 27e Lecteur Le 27e Lecteur a écrit le 13 septembre 2010 à 23h53
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Cette chronique est de JLN publiée ce matin dans mon quotidien privé préféré. Que je n’ai le temps de lire qu’une fois à la maison…

« Moi, je… »

De toute évidence, on savait que ce serait une opération de charme et de séduction. Après tout ce que nous avions entendu à la fin de la Coupe d’Afrique des nations en Angola, et, quelques mois plus tard, à la coupe du monde en Afrique du sud, sur le mal vivre et les querelles de personnes au sein des Lions indomptables, les histoires d’ego en conflit, la propension dictatoriale de certaines cadres, les guerres de clans, la putréfaction dans la tanière, à quoi s’ajoutent toutes ces autres histoires nauséabondes qui nous ont basculé dans la double débâcle aux deux grands rendez vous footballistiques de cette année. Parmi tant d’autres fauteurs de troubles montrés du doigt ou dénoncés sous cape par les témoins de la descente aux enfers du Cameroun, a figuré en bonne place son capitaine ; Samuel Eto’o. Il était donc naturel qu’il vînt s’expliquer, donner sa version des faits.
Quand on achète de l’espace sur six chaînes de télévisions, ce n’est pas pour se faire hara-kiri. Pendant deux heures d’antenne, le capitaine des lions indomptables a parlé. Il s’est expliqué, on ne peut qu’applaudir des deux mains son retour à la raison, après son coup de sang inopportun d’avant mondial, lorsque Roger Milla le convia à plus de don de soi. Eto’o a enfin reconnu que son « père » est « un dieu du football » au Cameroun et ailleurs. On regrettera que la suite de sa stratégie de communication ne puise pas dans la même source d’humilité. Disons même qu’elle fut putride et détestable, tant elle ne consista qu’en une campagne d’autoglorification et d’exaltation surdimensionnée de son auteur, seul à mériter une place au paradis, parce que « l’enfer c’était les autres ».
« Le moi est haïssable » disait le sage en voulant ainsi, usage des hyperboles à l’appui, rapporter à soi tout ce qui marche, en rejetant sur les autres toutes les causes et raisons des échecs, le capitaine a confirmé à la télévision de façon inconsciente peut être mais suffisamment révélatrice, son instinct de domination des autres par une attitude égocentrique et hautaine qui ne pouvait provoquer chez ces derniers que rejet et amertume.
On n’est pas leader par ce qu’on peut offrir mille et un cadeaux aux autres, surtout si cet altruisme ne vise qu’à établir qu’un lien de dépendance. On n’est pas leader non plus par ce qu’on est le plus brillant sur le terrain. Ni en raison du nombre de zéros qui barr
Merci de patienter...
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