Comment en sortir sans faire appel à l´expertise extérieure ? Une partie de l´opinion pense que le Cameroun, comme bien d´autres pays du continent, est condamné à faire appel aux coaches étrangers…
Oui, tant que la structure actuelle est en place. À l´intérieur de cette structure, tout entraîneur camerounais se transforme, très vite, en un petit mendiant sans dignité ni moyens, qui demande sans cesse de l´argent de poche ou, pis, des commissions aux joueurs qu´il doit par ailleurs encadrer.
Mais s´il faut à tout prix recourir à des étrangers, que l´on choisisse donc les meilleurs d´entre eux. Cela ne me gêne absolument pas. Le problème, c´est lorsqu´on recrute des gens qui, en plus de nous coûter très cher, sont finalement médiocres et ne travaillent qu´à mi-temps. Ce n´est guère une façon rationnelle de dépenser les deniers publics.
Comme dans d´autres domaines, il faut préparer à l´amont le moment où l´on se privera des entraîneurs étrangers. Cela exige que l´on investisse, dans la durée, dans la formation d´éventuels entraîneurs camerounais de niveau international. Il existe un joli vivier d´anciens joueurs professionnels dont certains sont très intelligents et chevronnés. Il ne pourra y avoir d´entraîneur camerounais respecté qu´un homme à forte tête, doté d´une forte personnalité, capable d´indépendance, de réflexion critique et d´autonomie, mais aussi à même de travailler de concert dans une équipe et pour un projet national. Il faudra alors le payer aux mêmes conditions que les étrangers et le doter exactement des mêmes moyens.
Oui, tant que la structure actuelle est en place. À l´intérieur de cette structure, tout entraîneur camerounais se transforme, très vite, en un petit mendiant sans dignité ni moyens, qui demande sans cesse de l´argent de poche ou, pis, des commissions aux joueurs qu´il doit par ailleurs encadrer.
Mais s´il faut à tout prix recourir à des étrangers, que l´on choisisse donc les meilleurs d´entre eux. Cela ne me gêne absolument pas. Le problème, c´est lorsqu´on recrute des gens qui, en plus de nous coûter très cher, sont finalement médiocres et ne travaillent qu´à mi-temps. Ce n´est guère une façon rationnelle de dépenser les deniers publics.
Comme dans d´autres domaines, il faut préparer à l´amont le moment où l´on se privera des entraîneurs étrangers. Cela exige que l´on investisse, dans la durée, dans la formation d´éventuels entraîneurs camerounais de niveau international. Il existe un joli vivier d´anciens joueurs professionnels dont certains sont très intelligents et chevronnés. Il ne pourra y avoir d´entraîneur camerounais respecté qu´un homme à forte tête, doté d´une forte personnalité, capable d´indépendance, de réflexion critique et d´autonomie, mais aussi à même de travailler de concert dans une équipe et pour un projet national. Il faudra alors le payer aux mêmes conditions que les étrangers et le doter exactement des mêmes moyens.

