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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Lions qui n'oublie pas Lions qui n'oublie pas a écrit le 31 août 2010 à 8h16
Il est des comportements que l’on pensait avoir disparu dans le monde civilisé. Il est des attitudes que l’on pense pouvoir éradiquer au contact de la modernité, des strass et des paillettes, comme c’est le cas pour ces privilégiés que sont les footballeurs. Il est des paroles que l’on ne s’attend absolument pas à entendre de la bouche de ces personnes-là qui doivent être des modèles, des idoles d’une ou de plusieurs générations. Hélas, trois fois hélas. Que voulez-vous ? Vous avez beau être multimilliardaire, être adulé de millions de jeunes, être un exemple de réussite sociale, votre naturel vous rattrapera toujours bien assez tôt.


Cet après midi, lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant match, Otto Pfister était entouré de Samuel Eto’o, Rigobert Song, Idriss Carlos Kameni, Gweha Ikouam Fils et Thomas Nkono. Frustrés depuis trop longtemps par sa majesté Eto’o et ses compères, les hommes des médias camerounais ont décidé, d’une seule voix, d’exprimer leur « ras le bol » vis-à-vis de ces Lions qui préfèrent s’exprimer aux micros des confrères européens. « Pour vous signifier notre mécontentement, nous avons décidé de boycotter cette conférence de presse et nous nous retirons de la salle », dira le porte-parole des journalistes. Comme un seul homme, laissant de côté la gué guerre médias d’Etat - médias privés, les hommes des médias ont vidé la salle réservée pour cette conférence de presse.


Médusés, les panélistes n’ont pas tout suite compris ce qui se passait. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que ces stars sont traitées de la sorte. Vexé, notre Pichichi national a ouvert le feu. « Bâtards, Conards, bande de vauriens, ne revenez plus jamais, je vous attend au stade, vous n’y entrerez plus jamais. Et si dans l’avenir la Fécafoot vous laisse couvrir les rencontres des Lions, je ne porterais plus jamais ce maillot », voilà en substance le venin qui est sorti de la bouche de « Samuelito ». Peut-être faudrait-il rappeler à l’ancien joueur du Réal Madrid que ce n’est pas lui qui fait l’équipe du Cameroun, mais que c’est sous les couleurs vert-rouge-jaune qu’il se sera fait une réputation internationale, aidé en cela par les Foé, Etame Mayer et Mboma. Pour preuve, depuis que ceux là qui portaient la sélection nationale sur leurs épaules sont partis, qu’ont gagné les Lions emmenés par Samuel Eto’o ? Pas grand-chose, sinon rien du tout. Au sortir de la salle, il tombe sur l’une de ses « vieilles connaissances », Boney Philippe, journaliste à radio Siantou. « Tu me connais et vou
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