Interview : Milla se déchaîne n «Qu’Iya Mohammed sache que je vais être très dur avec eux dans les prochains jours» (26.08.2010)
«Clemente sort du chômage et il a besoin de résultats » «Eto’o peut jouer ses champion’s league et gagner, cela ne m’intéresse pas»
Roger Milla «Qu’Iya Mohammed sache que je vais être très sauvage avec eux».Après avoir prolongé son séjour hors du Cameroun après la coupe du monde 2010,
l’ambassadeur itinérant, resté quelque peu en retrait de l’actualité au Cameroun, malgré qu’il fût parfois interpellé, voire incriminé, s’exprime sur tous les sujets qui ont fait l’actualité : le Mondial 2010, l’agonie du football camerounais, le nouvel encadrement technique des Lions, ses rapports conflictuels avec la Fecafoot dont il est le président d’honneur, ses rapports avec Samuel Eto’o… dans ce franc-parler qu’on lui connaît.
Parti pour la coupe du monde 2010, vous ne venez que de rentrer au pays. Malgré l’éloignement, on va tout de même y revenir. Vous êtes certainement d’avis que pour un coup d’essai, le premier Mondial de football en Afrique a été un coup de maître ?
Tout à fait, parce que pour un pays africain, organiser un grand événement comme la coupe du monde ou les jeux olympiques, c’est vraiment extraordinaire. L’Afrique du sud a réussi son pari ; le continent africain a vraiment réussi son pari et nous en sommes fiers.
Vous y avez rencontré d’autres personnalités telles Mandela, Blatter, Jacob Zuma… De quoi ont parlé tant de sommités ?
Ce n’est pas la première fois que je rencontre Mandela. Ça fait plus de six fois que je le rencontre depuis qu’il est sorti de prison. J’ai été reçu par le président Zuma. Avec Blatter, je suis tout le temps en communication et autres. C’est vrai qu’il y avait toutes les grandes vedettes autour de la coupe du monde. Nous nous sommes croisés, ça fait énormément plaisir de se retrouver et de parler de l’avenir du football mondial.
Afrique du Sud 2010 a donc été un succès sur le plan organisationnel, mais un échec presque total sur le plan du jeu, côté africain. Comment avez-vous vécu cela ?
C’est pour cela que je dis que chaque pays, chaque individu qui fait partie de ces pays, fasse son mea culpa à travers cette coupe du monde. Ça veut dire qu’il y a quelque chose qu’il faut changer. Qu’on sache que si quelque chose n’est pas parfait dans quatre ou huit ans, rien ne va changer. A ceux qui comprennent, ou qui veulent la réussite du football africain, de savoir comment s’y prendre et changer un peu la situation.
«Clemente sort du chômage et il a besoin de résultats » «Eto’o peut jouer ses champion’s league et gagner, cela ne m’intéresse pas»
Roger Milla «Qu’Iya Mohammed sache que je vais être très sauvage avec eux».Après avoir prolongé son séjour hors du Cameroun après la coupe du monde 2010,
l’ambassadeur itinérant, resté quelque peu en retrait de l’actualité au Cameroun, malgré qu’il fût parfois interpellé, voire incriminé, s’exprime sur tous les sujets qui ont fait l’actualité : le Mondial 2010, l’agonie du football camerounais, le nouvel encadrement technique des Lions, ses rapports conflictuels avec la Fecafoot dont il est le président d’honneur, ses rapports avec Samuel Eto’o… dans ce franc-parler qu’on lui connaît.
Parti pour la coupe du monde 2010, vous ne venez que de rentrer au pays. Malgré l’éloignement, on va tout de même y revenir. Vous êtes certainement d’avis que pour un coup d’essai, le premier Mondial de football en Afrique a été un coup de maître ?
Tout à fait, parce que pour un pays africain, organiser un grand événement comme la coupe du monde ou les jeux olympiques, c’est vraiment extraordinaire. L’Afrique du sud a réussi son pari ; le continent africain a vraiment réussi son pari et nous en sommes fiers.
Vous y avez rencontré d’autres personnalités telles Mandela, Blatter, Jacob Zuma… De quoi ont parlé tant de sommités ?
Ce n’est pas la première fois que je rencontre Mandela. Ça fait plus de six fois que je le rencontre depuis qu’il est sorti de prison. J’ai été reçu par le président Zuma. Avec Blatter, je suis tout le temps en communication et autres. C’est vrai qu’il y avait toutes les grandes vedettes autour de la coupe du monde. Nous nous sommes croisés, ça fait énormément plaisir de se retrouver et de parler de l’avenir du football mondial.
Afrique du Sud 2010 a donc été un succès sur le plan organisationnel, mais un échec presque total sur le plan du jeu, côté africain. Comment avez-vous vécu cela ?
C’est pour cela que je dis que chaque pays, chaque individu qui fait partie de ces pays, fasse son mea culpa à travers cette coupe du monde. Ça veut dire qu’il y a quelque chose qu’il faut changer. Qu’on sache que si quelque chose n’est pas parfait dans quatre ou huit ans, rien ne va changer. A ceux qui comprennent, ou qui veulent la réussite du football africain, de savoir comment s’y prendre et changer un peu la situation.

