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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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MUTAT MUTAT de Yaoundé a écrit le 13 août 2010 à 11h44
@Tous

Il y a bien longtemps, depuis la «Dream Team» de Pierre Lechantre du début des années 2000, que l’on n’avait pas vu les Lions indomptables dominer autant leur sujet et remporter nettement le match : 3-0 sans bavure, qui aurait même pu être 4-0 si l’arbitre de ce Pologne-Cameroun n’avait pas été un peu sévère pour refuser le quatrième but camerounais à Bienvenu Ntsama, qui fêtait sa première sélection et touchait son premier ballon sous le maillot vert du Cameroun dans cette action de jeu. Ce n’est évidemment pas le moment de verser dans l’euphorie après un seul match. Mais n’oublions pas d’où l’on vient et le contexte dans lequel nous évoluons : une Coupe du monde 2010 catastrophique pour les Lions indomptables en dépit du pont d’or fait à leur entraîneur, Paul Le Guen, finalement d’une incompétence caractérisée. Et une vacance de pouvoir inexpliquée qui s’en suit après le départ logique de l’intéressé, les autorités nationales du football s’en donnant à cœur joie à un rodéo qui n’amuse plus personne, entre des missions avancées en Europe à la recherche de l’oiseau rare et la nomination inutilement retardée du prochain sélectionneur.

Dans leur for intérieur, les responsables du football camerounais, en confiant l’intérim à l’ancien gardien international Jacques Songo’o, s’attendaient sans doute à valider facilement leur option de toujours se retourner vers un entraîneur blanc. «Vous avez alors vu, on vous avait dit !», devaient-ils se mettre à chanter si le coup d’essai de Songo’o avait foiré. D’ailleurs, dans les médias nationaux, on s’est évertué ces derniers temps à claironner que l’équipe du Cameroun était sans entraîneur, alors que Songo’o est bien là, désigné dans les conditions que l’on sait pour gérer ne serait-ce que le match amical en Pologne le 11 août, avec une liste de joueurs qui lui a été manifestement dictée. Une mesure qui ressemblait fort à un cadeau empoisonné pour cet homme sans histoire qui, en terme de pedigree personnel (près de deux décennies de carrière internationale, deux Can et une Liga espagnole remportées) peut regarder par exemple un Paul Le Guen de haut. En trois jours et au terme d’un match de qualité des Lions indomptables, celui que l’on pourrait appeler avec à propos «la force tranquille» a confondu ceux qui lui ont tendu le piège, et représente désormais un gros embarras pour le comité des sages chargé de shortlister les candidats au poste de sélectionneur du Cameroun et pour le pouvoir politique de notre pays qui continue, avec une rage incroyable, à se m
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