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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Shabazz Shabazz a écrit le 6 août 2010 à 9h16
Et Rigobert Song ou Samuel Eto’o ? Ce n’était pas à eux de donner l’exemple ?
Rigobert Song, je suis fier de ce qu’il a fait. Je l’ai vu débuter en 1994 à la Coupe du monde américaine. Maintenant, il termine sa carrière. Il peut être fier de ce qu’il a fait. On a voulu le salir mais il est resté : il a montré ce qu’il savait faire. C’est bien qu’il quitte l’équipe nationale comme ça. Il part les mains propres et la tête haute.

Et Samuel Eto’o ?
Je n’ai aucun problème avec Samuel. J’ai un problème avec le football qu’il joue en équipe nationale. Je le lui ai dit avant : « Un jour, tu seras le patron de cette équipe, ce sera toi le rassembleur. » Je ne critique pas Samuel Eto’o, je ne suis pas son entraîneur. Je suis juste déçu de ses performances en équipe nationale. Vous savez, pour nous les anciens, c’est dur de voir les Lions comme ça. Nous avons bâti, avec mes coéquipiers, cette équipe. Nous ne voulons pas qu’elle disparaisse. Je ne veux pas faire de polémique : nous avons de grands joueurs, il nous faut des grands résultats.

Comment les obtenir, ces grands résultats ?
Avec de la discipline. (il insiste) De la discipline. Il faut un entraîneur à poigne. Pour moi, c’est ça qui a fait défaut en Afrique du Sud. Il faut que l’entraîneur parle et que les joueurs écoutent. Le patron, c’est le sélectionneur. Il assume ses responsabilités. Il lui faut qu’il ait une vraie personnalité forte et convoque les joueurs qui méritent d’être appelés.

Cela veut-il dire que certains n’avaient pas leur place dans les 23 Lions Indomptables ?
Je ne veux nommer personne mais oui, certains n’avaient pas leur place. Et il y en a qui ont été oubliés. Modeste M’Bami, par exemple, a réalisé une grande saison avec Almeria. Pourquoi il n’est pas là ? Pareil pour Paul Alo’o Efoulou, le Nancéien. Il aurait pu apporter quelque chose. Un entraîneur doit faire ses choix avec un objectif : gagner. Le Cameroun a besoin de victoires. C’est tout ce qu’il nous reste.

Le futur sélectionneur va bientôt être connu. Préférez-vous un entraîneur camerounais ou étranger ?
Ah si on pouvait choisir un Camerounais… Mais il faut lui donner les moyens. Les moyens de travailler mais aussi de ne pas dépareiller au milieu de tous ses joueurs. On a de bons entraîneurs au Cameroun. Prenez Jean-Paul Akono, c’est le seul entraîneur noir champion olympique (en 2000, NDLR). Ou François Omam-Biyik.

Justement, votre ancien coéquipier est pressenti pour le poste. Quel regard portez-vous sur lui ?
François, je ne l’ai jamais vu entraîner. Donc
Merci de patienter...
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