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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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DeChicago DeChicago de Chicago a écrit le 23 juillet 2010 à 16h12
Suite
Les tests cliniques sur le Viread (du laboratoire Gilead, sponsorisé par Bill Gates) concernent 960 prostituées au Cambodge et 800 au Cameroun. La moitié d'entre elles reçoit le médicament et l'autre moitié, un placébo (produit neutre présenté comme le médicament). Le Viread est aujourd'hui connu et utilisé pour stopper l'infection des malades séropositifs, l'étude porte maintenant sur la protection des séronégatifs.

Contrairement à ce qui est écrit dans le message, il ne s'agit pas d'envoyer ces femmes à la mort, mais de voir si l'on peut diminuer la contamination des populations très exposées.
150 000 préservatifs ont d'ores et déjà été donnés à ces femmes, le programme prévoyant d'en distribuer 900 000. Les "avantages" dont bénéficient les prostituées sont un suivi médical (coûteux) et un peu d'espérance de vie en plus. Les pays concernés par cette recherche y trouvent également leur intérêt puisque le Viread leur sera facturé à prix coûtant.

Inutile de préciser que les fondations ou les O.N.G. tentent bien évidemment de faire régresser l'épidémie et pas le contraire (le message initial étant volontairement mensonger). Les laboratoires pharmaceutiques, quant à eux, tentent d'accroître la "surface de prescription" de leurs médicaments.

Précisons que d'un point de vue légal :

les essais thérapeutiques sont obligatoires et doivent être représentatifs.
Ils doivent être réalisés sur des sujets présentant un risque vis-à-vis de la maladie.
Lorsqu'il existe déjà un médicament efficace, on compare les résultats des tests entre le nouveau et l'ancien.
Mais, et tout le dilemme est là, lorsque l'on teste le tout premier médicament, alors l'essai est effectué en comparant les résultats avec un placébo. Et, donner du lactose à des prostituées puis les regarder mourir du Sida est, tout simplement, difficilement défendable.

On peut également reprocher l'ambiguïté malsaine qui règne lors d'un tel essai thérapeutique :
En effet, F.H.I. assure solliciter le port du préservatif auprès des prostituées, mais le laboratoire sait pertinemment que l'étude n'a de sens que si elles ne se protègent pas (ou tout du moins qu'elles ne changent pas leurs habitudes quotidiennes).

De plus, les tests ne semblent pas être réalisés en toute transparence, ni supervisés par un arbitre impartial. En effet, on ne peut qu'être déçu du manque d'implication des gouverments de l' OMS et de l'ONU sur le sujet.

Malheureusement, ce type de sujet connaît une récupération politique
Merci de patienter...
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