Savez-vous aussi qu’avant notre match d’ouverture contre l’Argentine, le même Joseph-Antoine Bell a rassemblé dans sa chambre d’hôtel de l’époque tous les joueurs Bassa (François Omam Biyick, André Kana Biyick, Jacques Songo’o et moi-même, entre autres).
Il nous a vertement proposé de nous opposer à son exclusion du groupe par le ministre de la Jeunesse et des sports d’alors, Joseph Fofé. Il avait été sanctionné pour avoir déclaré avant la rencontre dans une radio internationale que l’Argentine devait prendre le dessus sur le Cameroun par 3 buts à 0. Afin d’obtenir son retour au sein du groupe, il nous a demandé de boycotter la rencontre qui s’était par ailleurs jouée en présence de notre chef d’Etat, Son Excellence Paul Biya. Ce que nous avons tous refusé de faire en pensant qu’à cause d’un individu, nous ne pouvions pas satisfaire notre pays. Pour la petite histoire, Bell ne nous a jamais pardonné cette douche froide. D’autant plus qu’au bout du compte, le Cameroun a battu l’Argentine 1 but à 0. Joseph-Antoine Bell qui prétend avoir la science infuse avait en réalité été piégé par le journaliste dont je tais le nom aujourd’hui. Au départ, l’interview était prévue pour être diffusée après le match. Mais le journaliste, friand de scoop, comme tous les journalistes a joué sur «l’intelligence» du gardien remplaçant permanent.
Peut-on vraiment aimer son pays et souhaiter qu’on le gagne ? Peut-on aimer son pays et inviter les joueurs à refuser de défendre ses couleurs ? Lui qui croyait combattre le Roi Milla a reçu en retour une belle raclée ; l’ambassadeur itinérant ayant au bout du compte montré qu’on peut être jeune à tout instant. Chose davantage curieuse, j’apprends que Bell a encore annoncé sa candidature à la présidence de la Fécafoot, après le cuisant échec de 1996.
Cet homme qui parle beaucoup pour ne rien dire doit apprendre à se taire. On ne se tait pas souvent parce qu’on a rien à dire. Parce qu’on craint aussi de dire des insanités. Cher ami, j’ai un précieux conseil à te donner de même qu’à ton «supporter» qui laisse plutôt éclater sa fibre tribale : la Fécafoot est réservée aux vrais patriotes. Non pas aux gens qui, après avoir sapé l’honneur et l’image du Cameroun, se sont battus dans l’ombre pour faire partie de la fameuse commission de relecture des textes de la Fécafoot ; tremplin pour annoncer, toute honte bue, une candidature à la présidence de la Fécafoot. Cher coéquipier, le rêve est la seule chose permise à tout le monde. Quand un rêve devient cependant utopique et descensi
Il nous a vertement proposé de nous opposer à son exclusion du groupe par le ministre de la Jeunesse et des sports d’alors, Joseph Fofé. Il avait été sanctionné pour avoir déclaré avant la rencontre dans une radio internationale que l’Argentine devait prendre le dessus sur le Cameroun par 3 buts à 0. Afin d’obtenir son retour au sein du groupe, il nous a demandé de boycotter la rencontre qui s’était par ailleurs jouée en présence de notre chef d’Etat, Son Excellence Paul Biya. Ce que nous avons tous refusé de faire en pensant qu’à cause d’un individu, nous ne pouvions pas satisfaire notre pays. Pour la petite histoire, Bell ne nous a jamais pardonné cette douche froide. D’autant plus qu’au bout du compte, le Cameroun a battu l’Argentine 1 but à 0. Joseph-Antoine Bell qui prétend avoir la science infuse avait en réalité été piégé par le journaliste dont je tais le nom aujourd’hui. Au départ, l’interview était prévue pour être diffusée après le match. Mais le journaliste, friand de scoop, comme tous les journalistes a joué sur «l’intelligence» du gardien remplaçant permanent.
Peut-on vraiment aimer son pays et souhaiter qu’on le gagne ? Peut-on aimer son pays et inviter les joueurs à refuser de défendre ses couleurs ? Lui qui croyait combattre le Roi Milla a reçu en retour une belle raclée ; l’ambassadeur itinérant ayant au bout du compte montré qu’on peut être jeune à tout instant. Chose davantage curieuse, j’apprends que Bell a encore annoncé sa candidature à la présidence de la Fécafoot, après le cuisant échec de 1996.
Cet homme qui parle beaucoup pour ne rien dire doit apprendre à se taire. On ne se tait pas souvent parce qu’on a rien à dire. Parce qu’on craint aussi de dire des insanités. Cher ami, j’ai un précieux conseil à te donner de même qu’à ton «supporter» qui laisse plutôt éclater sa fibre tribale : la Fécafoot est réservée aux vrais patriotes. Non pas aux gens qui, après avoir sapé l’honneur et l’image du Cameroun, se sont battus dans l’ombre pour faire partie de la fameuse commission de relecture des textes de la Fécafoot ; tremplin pour annoncer, toute honte bue, une candidature à la présidence de la Fécafoot. Cher coéquipier, le rêve est la seule chose permise à tout le monde. Quand un rêve devient cependant utopique et descensi

