part 2:
J'ai surtout été surpris par le onze entrant contre le Japon. Il y a une semaine, Aimé Jacquet m'avait expliqué le discours tenu à ses hommes avant la Coupe du monde 98 : «Un premier match est capital. Si on le perd, on se ferme la porte. La rouvrir ne sera pas facile... » La glissade contre le Japon interdisait ensuite tout faux pas. Paul le Guen a trop résonné en entraîneur cartésien. Se priver d'Alexandre Song comme choisir de glisser Mbia à droite constituait un risque majeur. Il a reproché au Gunner des matches amicaux de piètre qualité et un investissement minimal. Il aurait pu au moins être testé contre les Samouraïs... Avec Song, Nkoulou, Mbia, le Cameroun pouvait s'accrocher à un axe fort quitte à positionner Geremi à droite (il a bien été utilisé contre le Danemark). Bassong n'avait pas encore la carrure derrière pour régner en chef, ni Matip devant la défense. Le sélectionneur ne s'attendait pas, il est vrai, à voir certains cadres comme Assou-Ekotto, Enoh, autant en difficulté. On ne gère pas une entame de Coupe du monde comme un match du PSG en lançant des gamins. Le deuxième échec contre le Danemark était bien moins déshonorant dans son contenu et dans sa cohérence : l'entraîneur ne pouvait prévoir les défaillances individuelles. Le mal était fait depuis le premier jour. Le passage de Le Guen à la tête de la sélection restera comme un échec alors qu'il avait suscité beaucoup d'espoirs.
HERVE PENOT
J'ai surtout été surpris par le onze entrant contre le Japon. Il y a une semaine, Aimé Jacquet m'avait expliqué le discours tenu à ses hommes avant la Coupe du monde 98 : «Un premier match est capital. Si on le perd, on se ferme la porte. La rouvrir ne sera pas facile... » La glissade contre le Japon interdisait ensuite tout faux pas. Paul le Guen a trop résonné en entraîneur cartésien. Se priver d'Alexandre Song comme choisir de glisser Mbia à droite constituait un risque majeur. Il a reproché au Gunner des matches amicaux de piètre qualité et un investissement minimal. Il aurait pu au moins être testé contre les Samouraïs... Avec Song, Nkoulou, Mbia, le Cameroun pouvait s'accrocher à un axe fort quitte à positionner Geremi à droite (il a bien été utilisé contre le Danemark). Bassong n'avait pas encore la carrure derrière pour régner en chef, ni Matip devant la défense. Le sélectionneur ne s'attendait pas, il est vrai, à voir certains cadres comme Assou-Ekotto, Enoh, autant en difficulté. On ne gère pas une entame de Coupe du monde comme un match du PSG en lançant des gamins. Le deuxième échec contre le Danemark était bien moins déshonorant dans son contenu et dans sa cohérence : l'entraîneur ne pouvait prévoir les défaillances individuelles. Le mal était fait depuis le premier jour. Le passage de Le Guen à la tête de la sélection restera comme un échec alors qu'il avait suscité beaucoup d'espoirs.
HERVE PENOT

