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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Ekargator Ekargator de Coventry, Angleterre a écrit le 1 octobre 2004 à 1h15
Les frérots, pour me ramener la mesure et le sérieux sur ce site je vous propose ce texte signé par Fabian Ortiz dans AS.COM de ce matin. L'original est en espagnol mais comme vous le constatez, malgré mon refuge chez les Anglishes, la langue de Cervantès et de Miguel Unamunao n'a pas de secret pour moi, ni celle de Shakespeare non plus, pour ne pas mentionner les trésors de celle de Mallarmé et de Baudelaire ou de l'auteur de cette strophe alexandrine:

ô rage, ô désepoir, ô vieillesse ennemie
n'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie
et ne suis-je point blanchi dans les travaux guerriers
que pour voir flétrir en un jour tant de lauriers !"

Qui est l'auteur?


Le Barça s'est fait plaisir et a l'a emporté sur Shakhtar comme il l'a voulu.



"Le chemin du Braça vers les huitièmes de finale de la Champions League s'est dégagé un peu plus hier soir. Le Shakhtar Donetsk s'est acquitté de son rôle de figurant et bienqu'il ait su mériter d'être mentionné dans le générique de fin fût-ce uniquement en qualité de figurant, il est tombé sans gloire.

Le magnat Rinat Akhmetov, son propriétaire a beau mettre des millions sur la table, le Shakhtar n'en est pas moins à des années lumière de la place qu'occupe le Barça sous les feux des projecteurs. Et à la Champions League, il existe encore plusieurs catégories. Cette formation dirigée par Frank Rijkaard a redoré le blason terni durant la période noire de Gaspart et a gagné le droit de s'asseoir autour de la table où les grands de l'Europe s'apprêtent à faire justice au banquet. Hier soir il s'est régalé de son rival unkrainien à souhait et s'est même permis, par moments, un certain onanisme qui a failli sombrer dans l'épouvante.

Le Barçait se plaît tellement que parfois il court le risque de subir le même sort que Narcisse qui, à force de se regarder dans un miroir, reste ainsi pour toujours, jusqu'à la mort.

Hier soir, Ronaldinho a contaminé Deco. C'est d'un une-deux entre eux qu'est parti le premier but avant qu'ils ne se laissent aller à l'auto-contemplation à outrance. Car il s'en suivit un étalage de fantaisies, comme si une dame avait dévoilé ses plus beaux atours: talonnades, contrôles orientés de la poitrine, sombréros.. tout sortait de ce coffre sans toutefois d'autre but à la clé....

Après l'interlude, le Barça regagna la pelouse, quelque peu penaud et pendant 10 bonnes minutes il essaya de pénétrer par l'axe de la défense unkrainienne. Les couloirs sombrèrent dans l'oubli et on assista alors à un spectacle d'une époque révolue: Eto'o, Ronaldinho, Giuly et Deco, tous voulaient s'infiltrer dans l'axe. Matusalem eut la balle d'égalisation sur son pied droit mais il repris maladroitement le centre de Marica. Suivirent alors deux tirs de Giuly qui ni changèrent rien. C'est alors que Ronaldinho hérita d'un ballon au niveau de la ligne médiane, piqua un slalom jusque dans la surface de réparation, tenta un sombréro que le gardien eut du mal a saisir et au moment de s'emparer de la balle, il fit un faute qui lui valut un pénalty. Ronaldinho le transforma en le logeant à la droite du gardien: 2-0.

Quant le Shakhtar a voulu réagir, Rijkaard a fait entrer Larsson, accueilli par une ovation du Nou Camp. Il aurait pu marquer sur ces deux premières balles mais, en fin de compte, c'est Eto'o qui a marqué suite à une phase de jeu inouie de Iniesta. Ce Barça s'aime tellement qu'il est menacé de narcissisme. Mais il le fait si bien.
Merci de patienter...
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