15 Jun 2010
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Alexandre Song : Le chaînon manquant
Mis sur le banc de touche par Paul Le Guen pour des raisons autant sportives qu’extra sportives, son absence a laissé un grand vide dans le milieu de terrain camerounais.
Dès sa conférence de presse du 7 juin dernier au Hilton hôtel de Yaoundé, les plus attentifs auraient pu ou dû se rendre compte qu’Alexandre Song n’était plus tout à fait dans les petits papiers de Paul Le Guen. Ou tout au moins qu’il en était sorti. « Je dois dire qu’avec sa blessure qui l’a handicapé toute la fin de saison, Alex n’a plus le même rendement et sur ce que j’ai vu pendant les matches amicaux, il doit encore me montrer qu’il mérite une place de titulaire », avait déclaré le sélectionneur de l’équipe nationale de football du Cameroun, sous entendant que d’autres joueurs étaient passés devant le Gunner dans la hiérarchie du milieu de terrain camerounais.
Paul Le Guen a joint la parole à l’acte en laissant sur le banc celui qui semblait encore inamovible il y a quelques jours au sein de la sélection nationale. Et même si ses derniers matches en sélection, notamment lors des matches de préparation n’ont pas convaincu, il n’en demeure pas moins qu’il reste une valeur sûre dans les Lions indomptables. Pour preuve, son absence hier face au Japon a laissé un grand vide dans l’entrejeu camerounais. Vide que n’auront pas réussi à combler Joël Matip, Jean II Makoun et un étonnamment fébrile Enoh Eyong Tarkang. Confiné sur le banc de touche, il ne se sera même jamais levé pour aller s’échauffer, Paul Le Guen préférant faire entrer Gérémi Njitap à la place de Jean II Makoun.
Mais si les critères sportifs évoqués par Paul Le Guen peuvent suffire à expliquer sa non-titularisation, force est de constater que d’autres éléments, notamment l’état d’esprit condamnable du joueur n’auront pas plaidé pour lui. L’on se souvient qu’en mars dernier, face à l’Italie à Monaco, il avait ouvertement montré son mécontentement de la non-convocation de son oncle Rigobert Song. Alors qu’il devait initialement jouer avec son habituel dossard, le N°6, il avait exigé de jouer avec le N°4, celui de son oncle, non sans avoir balancé un cinglant « Donnez moi ce numéro 4, même comme on ne veut plus nous (mis pour Rigobert) voir dans cette équipe». De plus, ses rapports avec plusieurs joueurs de la sélection nationale seraient plutôt tendus et son attitude sur et en dehors du terrain serait loin d’être irréproc
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Alexandre Song : Le chaînon manquant
Mis sur le banc de touche par Paul Le Guen pour des raisons autant sportives qu’extra sportives, son absence a laissé un grand vide dans le milieu de terrain camerounais.
Dès sa conférence de presse du 7 juin dernier au Hilton hôtel de Yaoundé, les plus attentifs auraient pu ou dû se rendre compte qu’Alexandre Song n’était plus tout à fait dans les petits papiers de Paul Le Guen. Ou tout au moins qu’il en était sorti. « Je dois dire qu’avec sa blessure qui l’a handicapé toute la fin de saison, Alex n’a plus le même rendement et sur ce que j’ai vu pendant les matches amicaux, il doit encore me montrer qu’il mérite une place de titulaire », avait déclaré le sélectionneur de l’équipe nationale de football du Cameroun, sous entendant que d’autres joueurs étaient passés devant le Gunner dans la hiérarchie du milieu de terrain camerounais.
Paul Le Guen a joint la parole à l’acte en laissant sur le banc celui qui semblait encore inamovible il y a quelques jours au sein de la sélection nationale. Et même si ses derniers matches en sélection, notamment lors des matches de préparation n’ont pas convaincu, il n’en demeure pas moins qu’il reste une valeur sûre dans les Lions indomptables. Pour preuve, son absence hier face au Japon a laissé un grand vide dans l’entrejeu camerounais. Vide que n’auront pas réussi à combler Joël Matip, Jean II Makoun et un étonnamment fébrile Enoh Eyong Tarkang. Confiné sur le banc de touche, il ne se sera même jamais levé pour aller s’échauffer, Paul Le Guen préférant faire entrer Gérémi Njitap à la place de Jean II Makoun.
Mais si les critères sportifs évoqués par Paul Le Guen peuvent suffire à expliquer sa non-titularisation, force est de constater que d’autres éléments, notamment l’état d’esprit condamnable du joueur n’auront pas plaidé pour lui. L’on se souvient qu’en mars dernier, face à l’Italie à Monaco, il avait ouvertement montré son mécontentement de la non-convocation de son oncle Rigobert Song. Alors qu’il devait initialement jouer avec son habituel dossard, le N°6, il avait exigé de jouer avec le N°4, celui de son oncle, non sans avoir balancé un cinglant « Donnez moi ce numéro 4, même comme on ne veut plus nous (mis pour Rigobert) voir dans cette équipe». De plus, ses rapports avec plusieurs joueurs de la sélection nationale seraient plutôt tendus et son attitude sur et en dehors du terrain serait loin d’être irréproc

