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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Buncol Buncol de Washington a écrit le 12 juin 2010 à 2h43
@ HRISTO suite 1

L’assassinat du leader extrémiste Eugène Terreblanche, le 3 avril, n’a fait que raviver le spectre de tensions raciales – et sociales – qui couvent comme le feu sous les braises. Un tragique épisode qui aura, hélas, servi de bref révélateur médiatique en Occident, avec son inévitable corollaire de clichés et de raccourcis. Ceux qui pensent que la nation Arc-en-Ciel avait définitivement chassé ses vieux démons se sont trompés. Mais ceux qui imaginent qu’elle n’est que violence et inégalités également. L’Afrique du Sud d’aujourd’hui est une nation jeune, encore en construction. Elle apprend en marchant, sans repères, trébuche, et peine à tracer une ligne droite et sans écueil, entre son passé écrit dans le sang et les larmes de l’apartheid, et un futur que nous lui souhaitons radieux.

Panser les plaies, dont certaines sont encore béantes, d’une Histoire marquée par une indescriptible violence et des discriminations extrêmes ; se reconstruire, rééquilibrer une société où la majorité peut légitimement, compte tenu des souffrances qu’elle a eu à endurer des décennies durant, rêver de revanche, voire de vengeance, et où la minorité jadis au pouvoir vit parfois dans l’acrimonie et la peur, souffre chaque jour de la perte de ses privilèges et de l’inversion brutale d’un rapport de forces qu’elle n’appelait pas franchement de ses vÅ“ux… Tout cela ne se fait pas en un jour. C’est un long cheminement, le travail de plusieurs générations de Sud-Africains toutes origines raciales confondues, comme d’autres peuples sont parvenus à le faire ailleurs dans le monde, malgré un passé parfois tout aussi délicat à… dépasser.

N’exigeons donc pas de l’Afrique du Sud plus qu’elle ne peut et qu’elle ne doit. Comportons-nous avec honnêteté et compréhension. Demandons-lui de tenir les engagements qu’elle a pris pour pouvoir organiser cette Coupe du monde et de mettre tout en ­œuvre pour remplir les objectifs qu’elle s’est elle-même fixés. Ni plus ni moins. D’autres nations, pourtant elles aussi appelées à organiser des événements de cette envergure n’ont pas à subir un tel acharnement médiatique. Ces préjugés irritent jusqu’au président de la Fifa, Joseph S. Blatter, grand artisan du Mondial africain. Le Brésil, qui accueillera le Mondial 2014 est-il un havre de quiétude ? L’Ukraine, coorganisatrice avec la Pologne de l’Euro 2012, est loin d’être prête. Mais qui en parle ?Une chose est sûre : en cette année symbolique commémorant les cinquantenaires des indépendances de dix-sept nations a
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