Il se dit beaucoup de choses autour de cette participation en 1990. Bell était pressenti pour garder les buts des Lions, finalement c’est Nkono qui a été aligné. Que s’était-il passé ?
C’est vrai que Bell était pressenti au départ, pour être le N°1 et d’ailleurs de part son niveau à ce moment là , dans la compétition c’était le N°1. Je me souviens qu’à l’époque, quand Thomas Nkono est arrivé en stage, l’entraineur russe lui a annoncé qu’il serait le deuxième gardien, parce que c’est un poste capital où il faut prévenir les concernés. Thomas Nkono a pleuré, il a fait ses valises et voulait repartir. Je me souviens être de ceux qui l’ont flatté, poussé à rester parce qu’on se connaissait depuis le Canon. Et il est resté. Mais en dernière ligne de parcours lors du stage, Bell a commis une erreur qu’il ne fallait pas. Il avait déclaré dans le journal France Football, et je reprends ses propos, que « si l’équipe nationale du Cameroun perdait contre l’Argentine par 3 buts à zéro, ce serait comme une victoire ». Donc voila un gardien qui s’avouait vaincu avant le début de la compétition. Et cela a fait rapidement le tour de la délégation camerounaise. L’administration en place nous a convoqué, nous a montré le journal. Nous on a tranchés unanimement, qu’il ne serait pas le gardien titulaire pour cette coupe du monde.
Et toujours à cette coupe du monde 1990, la sélection de Roger Milla a fait des remous dans la tanière ?
Roger Milla, c’est un peu spécial. Je peux le dire aujourd’hui avec du recul, je ne vends pas la mèche. En 90, j’étais pressenti pour aller dans Olympique de Mvolyé, une équipe quelque peu pro gouvernementale. On m’avait soufflé que Roger Milla pourrait faire partie de la sélection finale. J’ai fait une tournée avec Albert Etotoke en Europe, pour dire aux professionnels qu’au stage de Yougoslavie, ne seront retenus que ceux qui mouilleront le maillot. Car ils étaient dans la ligne des sanctions après la Can manquée. A notre retour, Roger Milla est dans le même avion que nous et je lui dis ce qu’il fallait faire pour être sélectionné. A savoir déclarer à la presse que si le peuple camerounais faisait appel à lui, alors il répondrait présent ; ce qu’il a fait. La rumeur publique a fait le reste. Sa sélection est devenue inévitable.
Finalement le Cameroun a fait une belle prestation à ce mondial, quels sont été les ingrédients de cette réussite ?
D’abord la préparation. On avait eu environ un mois et 20 jours, en Yougoslavie, sur place ou on a travaillé dur, car l’entraineu
C’est vrai que Bell était pressenti au départ, pour être le N°1 et d’ailleurs de part son niveau à ce moment là , dans la compétition c’était le N°1. Je me souviens qu’à l’époque, quand Thomas Nkono est arrivé en stage, l’entraineur russe lui a annoncé qu’il serait le deuxième gardien, parce que c’est un poste capital où il faut prévenir les concernés. Thomas Nkono a pleuré, il a fait ses valises et voulait repartir. Je me souviens être de ceux qui l’ont flatté, poussé à rester parce qu’on se connaissait depuis le Canon. Et il est resté. Mais en dernière ligne de parcours lors du stage, Bell a commis une erreur qu’il ne fallait pas. Il avait déclaré dans le journal France Football, et je reprends ses propos, que « si l’équipe nationale du Cameroun perdait contre l’Argentine par 3 buts à zéro, ce serait comme une victoire ». Donc voila un gardien qui s’avouait vaincu avant le début de la compétition. Et cela a fait rapidement le tour de la délégation camerounaise. L’administration en place nous a convoqué, nous a montré le journal. Nous on a tranchés unanimement, qu’il ne serait pas le gardien titulaire pour cette coupe du monde.
Et toujours à cette coupe du monde 1990, la sélection de Roger Milla a fait des remous dans la tanière ?
Roger Milla, c’est un peu spécial. Je peux le dire aujourd’hui avec du recul, je ne vends pas la mèche. En 90, j’étais pressenti pour aller dans Olympique de Mvolyé, une équipe quelque peu pro gouvernementale. On m’avait soufflé que Roger Milla pourrait faire partie de la sélection finale. J’ai fait une tournée avec Albert Etotoke en Europe, pour dire aux professionnels qu’au stage de Yougoslavie, ne seront retenus que ceux qui mouilleront le maillot. Car ils étaient dans la ligne des sanctions après la Can manquée. A notre retour, Roger Milla est dans le même avion que nous et je lui dis ce qu’il fallait faire pour être sélectionné. A savoir déclarer à la presse que si le peuple camerounais faisait appel à lui, alors il répondrait présent ; ce qu’il a fait. La rumeur publique a fait le reste. Sa sélection est devenue inévitable.
Finalement le Cameroun a fait une belle prestation à ce mondial, quels sont été les ingrédients de cette réussite ?
D’abord la préparation. On avait eu environ un mois et 20 jours, en Yougoslavie, sur place ou on a travaillé dur, car l’entraineu

