5. Quand on voit la Côte d'Ivoire offrir des buts comme elle l'a fait à la CAN, avec autant de bons joueurs, avec un type rigoureux comme Halilohdzic sur le banc de touche, peut-on envisager qu'une équipe africaine ait un jour la discipline suffisante pour aller au bout d'une Coupe du monde ?
Cela viendra forcément un jour, mais cela risque de prendre encore du temps... Il y a plusieurs problèmes à régler : l'homogénéité du niveau des joueurs, et en ce sens, la Côte d'Ivoire est peut-être ce qui se fait de mieux depuis le Cameroun des années 80 : tous ses titulaires jouent dans des bons clubs en Europe. Il y a ensuite les rivalités, ethniques, religieuses, matérielles, de diaspora... entre joueurs, plus importantes qu'il n'y parait; le problème du leadership dans le vestiaire, qui a tellement fait de mal au Sénégal après 2002; et d'une manière générale, la compétence des dirigeants, encore largement problématique, dans tous les domaines. Un exemple ? Le choix de Sven-Goran Eriksson pour mener les Eléphants ivoiriens au Mondial. Il ne connaît rien à l'Afrique, parle à peine français, et vu ce qui a "fuité" de son contrat, semble plus intéressé par sa fortune et son confort personnel que par la difficile mais exaltante mission qui l'attend. Je n'ai vraiment rien compris à ce recrutement "bling-bling". On verra dans quelques jours si j'ai eu tort. Je l'espère vraiment : si les Ivoiriens survivent à ce groupe terrible avec le Brésil et le Portugal, ils peuvent faire de très belles choses. C'est le dernier grand rendez-vous de la "génération Drogba"...
Jean François peres
Eurosport.fr
Cela viendra forcément un jour, mais cela risque de prendre encore du temps... Il y a plusieurs problèmes à régler : l'homogénéité du niveau des joueurs, et en ce sens, la Côte d'Ivoire est peut-être ce qui se fait de mieux depuis le Cameroun des années 80 : tous ses titulaires jouent dans des bons clubs en Europe. Il y a ensuite les rivalités, ethniques, religieuses, matérielles, de diaspora... entre joueurs, plus importantes qu'il n'y parait; le problème du leadership dans le vestiaire, qui a tellement fait de mal au Sénégal après 2002; et d'une manière générale, la compétence des dirigeants, encore largement problématique, dans tous les domaines. Un exemple ? Le choix de Sven-Goran Eriksson pour mener les Eléphants ivoiriens au Mondial. Il ne connaît rien à l'Afrique, parle à peine français, et vu ce qui a "fuité" de son contrat, semble plus intéressé par sa fortune et son confort personnel que par la difficile mais exaltante mission qui l'attend. Je n'ai vraiment rien compris à ce recrutement "bling-bling". On verra dans quelques jours si j'ai eu tort. Je l'espère vraiment : si les Ivoiriens survivent à ce groupe terrible avec le Brésil et le Portugal, ils peuvent faire de très belles choses. C'est le dernier grand rendez-vous de la "génération Drogba"...
Jean François peres
Eurosport.fr

