LU QUELQUE PART ...
Barça - Inter : Ne dites plus Eto'o, dites lato !
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Catenaccio 1 – Football total 0
Arrigo Sacchi, impressionné par l'évolution du jeu de l'Inter tout au long de cette saison, a pu déclarer que le groupe de Mourinho pratiquait désormais le football total. Monsieur Sacchi lit très bien le football, mais ses lunettes datent de 1980. Le football total n'est ni une technique, ni une stratégie ponctuelle, mais une culture. L'Inter n'aurait pas pu jouer tout son match en défense comme elle l'a fait si elle s'était entre-temps (et on ne sait quand) convertie à cette culture. En effet, on imagine mal le Barça, Arsenal ou l'Ajax faire la même chose. En ce qui concerne l'Inter, son football a évidemment évolué : il s'est modernisé de façon naturelle, puisque la pratique de ce sport elle-même s'est grandement modifiée depuis le début des années 90. Ainsi, la polyvalence des joueurs par exemple est devenue à l'Inter une évidence, comme partout dans le monde. Mais le match livré en demi finale retour face au Barça vient prouver que c'est bien ce bon vieux catenaccio, création locale, qui demeure inscrit dans son ADN.
A quoi sert Ibrahimovitch ?
Je vais vous révéler un scoop : c'est le match retour de demi-finale de CL face à Chelsea l'année dernière qui a finit de convaincre Guardiola qu'il fallait faire venir Zlatan. Objectif ? S'offrir une option de plus : le jeu direct vers l'avant. En effet, la grande taille du Suédois et sa technique exceptionnelle lui permettent théoriquement de constituer un point de fixation dans les surfaces adverses. Sa mission : être présent, dévier de la tête, provoquer des fautes, et de temps en temps planter un but. Guardiola qui est tout de même un grand technicien avait constaté que son équipe devenait terriblement prévisible. Le monde entier connaît en effet ces mouvements qui se répètent invariablement, parfois jusqu'à la nausée : Les milieux défensifs composent avec les défenseurs en trois ou quatre triangles, pendant que les joueurs de couloir se positionnent quasiment sur la ligne de touche, histoire de forcer l'adversaire à éparpiller sa propre défense. Il ne reste plus ensuite qu'à confier le ballon à Xavi ou à Iniesta, qui vont l'envoyer soit à droite, soit à gauche, pour une feinte de débordement. Le ballon revient ensuite sur Messi, placé légèrement à droite. La Pulga démarre alors son fameux mouvement en diagonale sur la gauche, accélèr
Barça - Inter : Ne dites plus Eto'o, dites lato !
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Catenaccio 1 – Football total 0
Arrigo Sacchi, impressionné par l'évolution du jeu de l'Inter tout au long de cette saison, a pu déclarer que le groupe de Mourinho pratiquait désormais le football total. Monsieur Sacchi lit très bien le football, mais ses lunettes datent de 1980. Le football total n'est ni une technique, ni une stratégie ponctuelle, mais une culture. L'Inter n'aurait pas pu jouer tout son match en défense comme elle l'a fait si elle s'était entre-temps (et on ne sait quand) convertie à cette culture. En effet, on imagine mal le Barça, Arsenal ou l'Ajax faire la même chose. En ce qui concerne l'Inter, son football a évidemment évolué : il s'est modernisé de façon naturelle, puisque la pratique de ce sport elle-même s'est grandement modifiée depuis le début des années 90. Ainsi, la polyvalence des joueurs par exemple est devenue à l'Inter une évidence, comme partout dans le monde. Mais le match livré en demi finale retour face au Barça vient prouver que c'est bien ce bon vieux catenaccio, création locale, qui demeure inscrit dans son ADN.
A quoi sert Ibrahimovitch ?
Je vais vous révéler un scoop : c'est le match retour de demi-finale de CL face à Chelsea l'année dernière qui a finit de convaincre Guardiola qu'il fallait faire venir Zlatan. Objectif ? S'offrir une option de plus : le jeu direct vers l'avant. En effet, la grande taille du Suédois et sa technique exceptionnelle lui permettent théoriquement de constituer un point de fixation dans les surfaces adverses. Sa mission : être présent, dévier de la tête, provoquer des fautes, et de temps en temps planter un but. Guardiola qui est tout de même un grand technicien avait constaté que son équipe devenait terriblement prévisible. Le monde entier connaît en effet ces mouvements qui se répètent invariablement, parfois jusqu'à la nausée : Les milieux défensifs composent avec les défenseurs en trois ou quatre triangles, pendant que les joueurs de couloir se positionnent quasiment sur la ligne de touche, histoire de forcer l'adversaire à éparpiller sa propre défense. Il ne reste plus ensuite qu'à confier le ballon à Xavi ou à Iniesta, qui vont l'envoyer soit à droite, soit à gauche, pour une feinte de débordement. Le ballon revient ensuite sur Messi, placé légèrement à droite. La Pulga démarre alors son fameux mouvement en diagonale sur la gauche, accélèr

