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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 22 avril 2010 à 10h15
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Pour Alain Giresse, ancien entraîneur des Panthères du Gabon, il est normal d’avoir un regard sur les championnats nationaux africains, puisque les footballeurs professionnels commencent par là avant de s’expatrier. « J’ai vécu un gros problème au Gabon. On me reprochait de ne pas utiliser de footballeurs locaux. Moi je connais très bien le championnat du pays où j’étais. Le club champion du pays en coupe africaine est sorti dès le premier tour. Il fallait donc être sérieux et prendre des expatriés sérieux et motivés à servir le pays. Le décallage entre les joueurs expatriés et les joueurs locaux est énorme », reconnaît Alain Giresse.

Philippe Redon, ancien coach des Lions Indomptables, pense, quant à lui, que ce n’est pas un débat nouveau et que tout est au niveau de la compétitivité des joueurs. « Il faut prendre les meilleurs joueurs, tout simplement. Et surtout, il faut faire très attention au temps de jeu des joueurs professionnels. On peut être dans un club huppé et être tout le temps remplaçant. Amener un tel joueur en compétition internationale peut nous jouer des tours », pense-t-il.

Il faut cependant noter que les pays de l’Afrique du nord (Egypte, Tunisie, Algérie), qui ont des championnats sérieux et bien organisés, ont des sélections nationales qui s’appuient sur un bon noyau de joueurs locaux. L’on a aussi vu, lors de la dernière Can en Angola, une bonne équipe de Zambie constituée pour l’essentiel de joueurs locaux. Preuve que l’avenir est dans la valorisation et dans la bonne gestion du football local
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