Interrogé enfin sur sa communication, le président camerounais de la CAF (jusqu'en 2013) fait valoir une approche diplomatique. «Je n'ai jamais voulu m'exprimer parce qu'en face il y avait le chef de l'État du Togo (NDLR : Faure Gnassingbé). Par respect pour sa fonction, sa personne, j'ai gardé le silence. Mais la CAF lui a envoyé une lettre de condoléances et nos représentants se sont rendus auprès de la délégation du Togo pour en faire de même. Alors qu'il ne dise pas le contraire !» Dans un entretien à Jeune Afrique (15 février), Faure Gnassingbé avait déclaré : «M. Hayatou n'a même pas jugé utile d'envoyer une délégation aux obsèques des victimes.»

