Le patron de la Confédération africaine de football justifie l'exclusion du Togo pour les deux prochaines éditions de la CAN. Et assume.
Le patron de la CAF Issa Hayatou (à gauche), ne tolère aucune ingérence des politiques dans les affaires sportives, comme son homologue de la FIFA Sepp Blatter. (EQ)
Le patron de la CAF Issa Hayatou (à gauche), ne tolère aucune ingérence des politiques dans les affaires sportives, comme son homologue de la FIFA Sepp Blatter. (EQ)
Qu'il s'agisse du choix de l'enclave de Cabinda pour jouer une partie des matches de la CAN 2010, de la gestion de la crise qui a suivi le mitraillage du bus togolais (2 morts le 8 janvier), ou encore de la décision d'exclure le Togo des deux prochaines CAN, Issa Hayatou, le président de la Confédération africaine de football (CAF) ne regrette rien. Dans une interview jeudi au Figaro, le patron du foot africain se justifie point par point, dit sa conviction que la sanction est «juste», et s'il reconnaît avoir «perdu la bataille de la communication», c'est, assure-t-il, «parce que nous (NDLR : la CAF) n'avons pas voulu polémiquer».
Ingérence politique
Le danger de jouer dans une province séparatiste ? «Les trois autres équipes du groupe se sont rendues sans problème à Cabinda. Les Togolais sont venus par la route, sans prévenir. Le règlement leur donnait l'obligation de venir par avion.» La gestion de la crise ? «Le premier vice-président de la CAF a immédiatement été dépêché à Cabinda. Dès le lendemain, j'ai rencontré l'équipe et tous ses dirigeants.» Pourquoi demander aux Togolais de rester après une telle épreuve ? «Les joueurs avaient donné leur accord. S'ils avaient voulu partir, nous aurions pu être tolérants. Mais ce sont leurs responsables qui leur ont demandé de se retirer. Leur Premier ministre a dit : "Tout joueur qui joue ne sera pas considéré comme togolais." Nous ne pouvons pas accepter les ingérences politiques. Nous avons donc sanctionné le Togo.»
« A-t-on arrêté les Jeux ? »
Issa Hayatou affirme que la CAF ne reviendra pas sur son exclusion du Togo pour les CAN 2012 (Gabon/Guinée Equatoriale) et 2014 (Lybie) : «C'est le comité exécutif de la CAF qui a pris cette décision. Et elle est juste. Le Nigeria avait déjà été exclu en 1996. Et ce n'est pas la première fois qu'il y a des morts dans une compétition internationale. Il y a eu 17 morts lors des JO de Munich en 1972. À Vancouver, un lugeur géorgien est décédé. A-t-on arrêté pour autant les Jeux ?» Interrogé enfin sur sa communication, le président
Le patron de la CAF Issa Hayatou (à gauche), ne tolère aucune ingérence des politiques dans les affaires sportives, comme son homologue de la FIFA Sepp Blatter. (EQ)
Le patron de la CAF Issa Hayatou (à gauche), ne tolère aucune ingérence des politiques dans les affaires sportives, comme son homologue de la FIFA Sepp Blatter. (EQ)
Qu'il s'agisse du choix de l'enclave de Cabinda pour jouer une partie des matches de la CAN 2010, de la gestion de la crise qui a suivi le mitraillage du bus togolais (2 morts le 8 janvier), ou encore de la décision d'exclure le Togo des deux prochaines CAN, Issa Hayatou, le président de la Confédération africaine de football (CAF) ne regrette rien. Dans une interview jeudi au Figaro, le patron du foot africain se justifie point par point, dit sa conviction que la sanction est «juste», et s'il reconnaît avoir «perdu la bataille de la communication», c'est, assure-t-il, «parce que nous (NDLR : la CAF) n'avons pas voulu polémiquer».
Ingérence politique
Le danger de jouer dans une province séparatiste ? «Les trois autres équipes du groupe se sont rendues sans problème à Cabinda. Les Togolais sont venus par la route, sans prévenir. Le règlement leur donnait l'obligation de venir par avion.» La gestion de la crise ? «Le premier vice-président de la CAF a immédiatement été dépêché à Cabinda. Dès le lendemain, j'ai rencontré l'équipe et tous ses dirigeants.» Pourquoi demander aux Togolais de rester après une telle épreuve ? «Les joueurs avaient donné leur accord. S'ils avaient voulu partir, nous aurions pu être tolérants. Mais ce sont leurs responsables qui leur ont demandé de se retirer. Leur Premier ministre a dit : "Tout joueur qui joue ne sera pas considéré comme togolais." Nous ne pouvons pas accepter les ingérences politiques. Nous avons donc sanctionné le Togo.»
« A-t-on arrêté les Jeux ? »
Issa Hayatou affirme que la CAF ne reviendra pas sur son exclusion du Togo pour les CAN 2012 (Gabon/Guinée Equatoriale) et 2014 (Lybie) : «C'est le comité exécutif de la CAF qui a pris cette décision. Et elle est juste. Le Nigeria avait déjà été exclu en 1996. Et ce n'est pas la première fois qu'il y a des morts dans une compétition internationale. Il y a eu 17 morts lors des JO de Munich en 1972. À Vancouver, un lugeur géorgien est décédé. A-t-on arrêté pour autant les Jeux ?» Interrogé enfin sur sa communication, le président

