Inutile de comparer les époques. Le football a connu une évolution sensible. Les données de 1982, de 1990 ne sont pas celles de 2010. En 1982, la couleur de la sélection était locale (Abega, Nkono, Onana Eloundou, Mbida…), avec une prédominance des joueurs du Canon de Yaoundé qui alimentait la sélection. En 1990, les locaux étaient également nombreux (Ndip Akem, Onana Jules Denis, Maboang..) comme en 1994 (Song, Foé-de regrettée mémoire-, Fiala, Nloga,). Mais dès 1998, la tendance s’est inversée complètement. Dans un flair dont il a seul le secret, Claude Le Roy avait sorti Njanka Beaka et Joseph Cyrille Ndo de l’anonymat. En 2002, les locaux avaient presque disparu de la circulation. En 2010, le débat sur leur sélection est relancé. Le regard du sélectionneur n’est jamais le même que celui des supporters et des hommes médias. Pendant que la presse pense que la prospection devrait s’orienter vers les joueurs à vocation offensive, le staff, lui, milite pour une autre orientation. Alors que certains observateurs estiment que le flanc gauche a besoin de densité, le staff qui aurait peut être dû lancer quelques locaux dans le grand bain à la à la Can, laisse passer un autre message. Pour dire les choses comme elles sont, quatre ou cinq joueurs locaux peuvent prétendre à une présélection en équipe nationale fanion. C.T prolonge le débat sur la place des locaux au sein des Lions Indomptables.

