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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Shabazz Shabazz a écrit le 23 février 2010 à 10h24
Il ne faut jamais désespérer de nos ministres des sports : Michel Zoah, le chef du département des Sports et de l’Education physique, vient enfin de lancer sa purge des brebis galeuses de la dernière expédition des Lions indomptables à la Coupe d’Afrique des nations d’Angola. Premier à faire les frais de la mauvaise participation du Cameroun... à ce rendez-vous que le ministre espérait accrocher à son palmarès, Thomas Nkono, l’entraîneur des gardiens de but. La décision de Michel Zoah est tombée aussi brutalement que le fut l’élimination des nôtres en quart de finale. C’est désormais à Jacques Songo’o que revient le tablier.

Nous n’allons pas ici pleurer sur le sort de notre « Tommy » national. Il y a belle lurette qu’il aurait dû partir de lui-même sans nécessairement attendre le coup de pouce du ministre. Etait-il décent, qu’après avoir pris le commandement des Lions indomptables puis d’en être déchu, en l’espace d’un match, Nkono acceptât de revenir par la même toute petite porte des gardiens de but ? Il avait alors certainement échappé à « l’araignée noire » qu’en revenant tourner autour du même strapontin, il s’était égaré. Mais c’est sa nature de cœur tendre et disponible, qui ne sait pas toujours décrypter les petits pièges que la vie place quotidiennement sous les pieds des humains autant que des bêtes.

Ainsi donc, pour le ministre des Sports, lecture entre les lignes oblige, Thomas Nkono est le responsable désigné, si ce n’est numéro un, de la déconfiture du Cameroun à la Can 2010. Pouvait-il en être autrement au regard du compartiment dont il était le garant : celui des gardiens de but ? A dire vrai, une des raisons de l’élimination -précoce- du Cameroun tient à la transparence totale de son portier, Idriss Carlos Kameni, tout au long des quatre matches qu’il a disputés, sans partage. Si Nkono lui a maintenu sa confiance et l’a imposé au poste, à son patron Paul Le Guen (qui n’eut de cesse, durant la compétition, de sériner qu’il était satisfait de son gardien), alors qu’il était évident, aux yeux de tous, que Kameni était hors du coup, rien à dire, la sanction que lui inflige le ministre est, on ne peut plus salutaire pour la sélection nationale, en proie ces derniers temps à des connexions de toutes sortes, qui brouillent son avenir immédiat, et menacent sa participation à la Coupe du Monde.

Si donc l’objectif visé, à travers la mise à l’écart de Nkono, est de rappeler aux uns et aux autres les principes cardinaux de toute sélection en équipe nationale, compétitivité, concurrence et
Merci de patienter...
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