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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Nemesis Nemesis a écrit le 22 février 2010 à 6h13
La gangrène Eto'o doit être écartée. La première action impérative est de lui retirer le capitanat avec effet immédiat. Le régime de la terreur et de la frustration qu'il instaure, avec l'onction d'un PLG évanescent et inexistant, doit être dissous. On ne peut pas laisser quelqu'un saboter les carrières des autres ("Emana ne doit pas jouer", "il ne faut pas que RS joue la prochaine CDM, ce sera sa 4è et il aura trop de notoriété par rapport à ça"), frustrer et terroriser les jeunes ("si vous parlez à Rigobert ou si vous continuez de l'appelez Capi, c'est que vous êtes contre moi et je dis à Paul de ne pas vous aligner"), transformer les stages des Lions en immense baisodrome ("depuis que je suis capitaine, je mets tout le monde à l'aise: j'ai dit aux jeunes là qu'on est tous des hommes avec nos besoins et donc, maintenant, ils peuvent faire venir leurs gos, mais ils doivent toujours me dire où je peux les trouver"), de promesses non tenues et de demandes fareflues (l'épisode des primes en Angola ou celui de sa proposition de collecte de fonds pour les journalistes sont tellement édifiants qu'ils méritent d'être racontés en détail un jour).

La tutelle est au courant. Sous d'autres cieux, les gestionnaires sont suffisamment responsables, lucides et courageux pour mettre de côté les semeurs de troubles à la Eto'o. Shehata l'a fait en 2006, en mettant sa star Mido au banc; le Ghana a laissé Muntari à la maison en 2010, appliquant ainsi l'adage selon lequel personne n'est irremplaçable.

Si les autorités ministérielles camerounaises n'interviennent pas, elles devront porter l'entière responsabilité de l'échec à court, moyen et long terme des Lions. Eto'o peut jouer au foot, ce qu'il fait d'ailleurs de plus en plus mal. Mais il n'est ni un leader, ni un exemple, ni un réunificateur comme l'était Song dan son rôle de capitaine. C'est un manipulateur nuisible qui a pris l'équipe nationale en otage avec la complicité active de Paul Le Guen et passive de Michel Zoah, ci-devant ministre des Sports. Si les joueurs se sentaient en sécurité, ils pourraient parler. Mais quand ils voient comment les intrigues du fomentateur arrivent à mettre à mal des carrières comme celles de Song, Njitap (son soi disant "ami") ou Emana, ils subissent (jusqu'au Mondial), craignant de se faire écarter de l'aventure sud africaine selon les desideratas de celui qui clame à tout va qu'"au Cameroun, après Paul Biya, c'est moi".
Merci de patienter...
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