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Buncol Buncol de Atlanta a écrit le 6 février 2010 à 17h49
@ TOUS
Joseph-Antoine Bell estime estime que le continent est "gagné par une forme de fatalisme"
© AFP
Joseph-Antoine Bell, l’ancien gardien de but du Cameroun dresse un bilan sans concession de la CAN 2010. Inquiet pour l’image de l’Afrique, il n’oublie pas de fustiger l’attitude de la CAF et d’Issa Hayatou, son président.

Joseph-Antoine Bell, la CAN angolaise laisse un goût amer. Et on pense surtout au drame vécu par le Togo à Cabinda le 8 janvier dernier…
Ce jour-là, les Togolais ont été victimes d’un véritable acte de guerre. Je me souviens de la première réaction de la Confédération Africaine de Football (CAF), qui avait reproché aux togolais d’être venus en bus, alors qu’elle aurait du exprimer son émotion, sa compassion… C’était incroyable… Ce n’est que le lendemain de l’attaque que la CAF a enfin décidé d’apporter son soutien à la délégation togolaise. Par contre, des officiels de la CAF passaient le soir du drame des coups de fil à leurs enfants aux Etats-Unis ou en France pour savoir si tout allait bien parce que dans ces pays, à l’époque, il neigeait beaucoup…

Et trois semaines plus tard, les Togolais, finalement forfait sur ordre de Lomé apprenaient qu’ils étaient exclus des deux prochaines CAN. Finalement, avez-vous été surpris ?
Cette suspension est proprement scandaleuse ! En prenant cette décision, la CAF a agit comme s’il ne s’était rien passé. Deux membres de la délégation togolaise sont morts, d’autres ont été blessés, le traumatisme est énorme et pourtant, la CAF se réfugie derrière son règlement pour sanctionner le Togo. La gestion de cette affaire est scandaleuse de bout en bout. La minute de silence le jour du match d’ouverture Angola-Mali (4-4) a duré à peine vingt secondes. Déjà, en prévoyant des matches dans une région réputée dangereuse, le comité d’organisation angolais savait qu’il prenait un risque.

Il se raconte que le président de la CAF ne souhaitait pas exclure le Togo pour les deux prochaines éditions, mais qu’il se serait plié à la volonté de ses troupes…
Hayatou a pris cette décision seul !

La CAF s’appuie sur cet article 78 qui condamne l’injonction du politique dans le sportif. Or, c’est le gouvernement togolais qui a exigé le forfait des Eperviers…
Oui, mais il était normal que le gouvernement de ce pays intervienne. On parle beaucoup d’ingérence du pouvoir politique dans les affaires du football africain, mais avez-vous entendu beaucoup de protestations de gouvernements, de fédérations et même de grands joueurs africains pour condamner ce
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