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Toli Sous le Manguier

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Kadafi Kadafi a écrit le 5 février 2010 à 15h24
Eric Didia est sous les verrous depuis hier pour douze mois. La peine est assortie d’une amende de 100.000 Fcfa. Il doit verser à sa sortie de prison 20 millions Fcfa à la victime, Bernard Mélac, directeur général d’une société de la place.



Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut remonter à décembre 2008. Eric Didia, animateur sur la radio « Nostalgie », s’essaie à la musique. Il sort un album baptisé « Kini-ni». Robert Lévy Provençal dit Roro (c’est comme cela qu’il se fait appeler sur les antennes) manque de moyens pour la promotion de son nouvel opus.

Un récidiviste notoire

C’est ainsi qu’il sollicite l’appui financier de Bernard Mélac. Selon l’animateur de l’émission «Happy People», il avait besoin de 15 millions Fcfa pour boucler sa campagne de communication. Mais Bernard ne veut pas prendre de risques. Il repousse la sollicitation estimant que l’affaire n’est pas rentable. Un mois plus tard, Roro revient à la charge ; cette fois-ci, il présente une facture qu’il a émise en disant que la société de téléphonie mobile (Mtn) lui doit la somme de 25 millions Fcfa. C’est donc sur cette base que Bernard accepte de lui remettre les 15 millions Fcfa demandés.

Pour démontrer sa bonne foi, souligne Me Soro Souleymane, avocat de la partie civile, Eric Didia émet deux chèques de 10 millions Fcfa chacun. L’argent devait être encaissé au guichet de la Banque pour l’habitat en Côte d’Ivoire (Bhci). Peine perdue, les deux chèques reviennent impayés pour compte clôturé.
C’est-à-dire que le compte bancaire d’Eric Didia n’existe pas. «Depuis janvier 2009, on court après lui pour rembourser l’argent de mon client. Il ne cessait de nous tourner en bourrique.
Excédé, mon client a porté plainte contre lui pour escroquerie et émission de chèque sur un compte clôturé », explique Me Soro du cabinet Hoegah et Etté. Interrogé sur les faits mis à sa charge, le prévenu nie en bloc les accusations devant le procureur. Visiblement sonné par les quinze jours passés sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), Eric Didia se ravise à la barre du tribunal des flagrants délits du Plateau, le 3 février.
Assisté de son conseil Me Diarrassouba qui relaie ses propos, l’inculpé lâche le morceau. «Oui, je reconnais les faits. J’ai péché et je demande clémence », plaide-t-il. Avant de prendre l’engagement de rembourser le plaignant. « Le souci de mon client c’est de s’acquitter de sa dette. Il a des engagements professionnels qui lui permettront d’avoir des entrées d’argent », tente de
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