Certains malins, pour justifier ce silence complice, évoquent « l’espoir » né de la prestation des Lions face à l’Egypte. Voilà des journalistes du pays de MBAPPE Leppe, Roger Milla et Samuel Eto’o qui sont réduits à retenir un « espoir » qui serait né d’un match physique et désordonné tactiquement, perdu 3-1 par notre équipe nationale ? La courte défaite 1-0 face au Togo à l’extérieur n’avait-elle pas été qualifiée de « débâcle », « déroute » et autres mots de la même aigreur ? Bizarre ! Nous attendions, le lendemain de cette conférence de presse hautement révélatrice de la personnalité réelle et de l’état d’esprit de Paul Le Guen, des titres du genre « Paul Le Guen traite le MINJES de fou », ou « Paul Le Guen insulte le peuple camerounais », ou encore « Paul Le Guen must go ! » dans les journaux : rien. Absolument rien !
Le risque de ne pas être sélectionné pour le voyage de l’Afrique du Sud par les sponsors des Lions et autres mécènes de la Fédé peut-il seul expliquer la subite « gentillesse » des journalistes camerounais ? Ou doit-on y ajouter la peur de toucher à quelqu’un qui a été choisi par le Président de la République ?
Pour nous qualifier à la Coupe du Monde, Paul Le Guen a eu le mérite d’instaurer de la discipline au sein des Lions, en évitant de sélectionner des joueurs qui ne s’entendent pas avec le groupe (Wome, Job) ; il a aussi éloigné des Lions certaines personnes qui, croyant avoir le monopole du patriotisme, tenaient des propos inconvenants et condescendants à l’endroit des joueurs. Il a su aussi trouver les mots pour remotiver des joueurs qui visiblement manquaient de ressort, notamment en les mettant dans des conditions dignes de leur rang (Hôtel Hilton, Avions spéciaux, etc.). Il a également eu l’intelligence de ne pas céder aux sirènes qui souhaitaient le chamboulement de l’équipe nationale pour régler on ne sait quels comptes avec un certain groupe de joueurs estampillé « 1984 ». Il a aussi su réintégrer Alexandre Song qui avait beaucoup manqué à notre milieu de terrain à cause de sa suspension lors des premières rencontres de qualification. Tout cela a permis aux Lions Indomptables de se concentrer à fond sur l’objectif, de se sublimer, et de remporter sans coup férir les quatre dernières batailles. Mais sur le plan du jeu, Le Guen n’aura jamais eu le temps au cours de cette phase, d’imprimer un style de jeu visible aux Lions. C’est donc à la CAN que nous attendions la patte Le Guen, comme Pierre Lechantre le fit à l’époque : en vain. L’électrochoc du départ de Pfister au
Le risque de ne pas être sélectionné pour le voyage de l’Afrique du Sud par les sponsors des Lions et autres mécènes de la Fédé peut-il seul expliquer la subite « gentillesse » des journalistes camerounais ? Ou doit-on y ajouter la peur de toucher à quelqu’un qui a été choisi par le Président de la République ?
Pour nous qualifier à la Coupe du Monde, Paul Le Guen a eu le mérite d’instaurer de la discipline au sein des Lions, en évitant de sélectionner des joueurs qui ne s’entendent pas avec le groupe (Wome, Job) ; il a aussi éloigné des Lions certaines personnes qui, croyant avoir le monopole du patriotisme, tenaient des propos inconvenants et condescendants à l’endroit des joueurs. Il a su aussi trouver les mots pour remotiver des joueurs qui visiblement manquaient de ressort, notamment en les mettant dans des conditions dignes de leur rang (Hôtel Hilton, Avions spéciaux, etc.). Il a également eu l’intelligence de ne pas céder aux sirènes qui souhaitaient le chamboulement de l’équipe nationale pour régler on ne sait quels comptes avec un certain groupe de joueurs estampillé « 1984 ». Il a aussi su réintégrer Alexandre Song qui avait beaucoup manqué à notre milieu de terrain à cause de sa suspension lors des premières rencontres de qualification. Tout cela a permis aux Lions Indomptables de se concentrer à fond sur l’objectif, de se sublimer, et de remporter sans coup férir les quatre dernières batailles. Mais sur le plan du jeu, Le Guen n’aura jamais eu le temps au cours de cette phase, d’imprimer un style de jeu visible aux Lions. C’est donc à la CAN que nous attendions la patte Le Guen, comme Pierre Lechantre le fit à l’époque : en vain. L’électrochoc du départ de Pfister au

