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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Minsati Minsati a écrit le 29 janvier 2010 à 11h17
@Tous
J'ai bien aimé ce texte de Patrice Étoundi Mballa publié dans sa chronique au Quotidien Le Jour du 29 Janvier 2009. Savourez.

Parmi les mille et une fonctions que nous avons eu à exercer dans notre déjà passablement longue vie, nous avons été secrétaire général de Canon sportif de Yaoundé. Le titre est tout à fait ronflant ; mais les activités liées à la charge étaient tellement bien modestes. En fait, à cette époque – nous sommes dans les années 70 – 80 – un secrétaire général...


était un peu le factotum de l’équipe. Non seulement il devait veiller à ce que les licences des joueurs soient validées au niveau de la Fécafoot, mais encore, c’est à lui qu’incombait la responsabilité d’encadrement des joueurs en déplacement et même de leur assurer restauration et hébergement. Un pari presque impossible à tenir, surtout quand, comme, malheureusement, c’était le cas souvent, l’argent et d’autres moyens venaient à manquer.

Restait le transport de l’équipe. Parce que le secrétaire général était l’un des principaux accompagnateurs du club, c’est encore à lui qu’on confiait le soin de faire voyager les joueurs, par la route ou par le train, dans des conditions acceptables. Ce n’était pas du tout évident. Une loi tacite, mais naturelle, voudrait que chaque groupe ait toujours, avec lui, des brebis galeuses. Le Canon de cette époque avait les siennes : des joueurs sans doute utiles, mais, pas forcément les meilleurs, qui excellaient dans l’art de semer la zizanie, en formulant des exigences dont ils savaient, à l’avance, qu’elles n’auraient aucune chance d’être satisfaites…

Mais au-delà de toutes ces petites tracasseries des joueurs, nos « hautes fonctions » de secrétaire général du Canon nous auront surtout permis d’observer de près et d’admirer un homme qui aimait le football à la folie : M. Baudouin… De toute évidence, ce petit Français au teint basané n’avait reçu nulle part quelque formation le destinant à devenir un entraîneur professionnel de football. Et, ma foi ! il ne le devint jamais. Il était arrivé au Cameroun, pour diriger « Les portiques », la plus importante salle de cinéma dont Yaoundé disposait à cette époque. Pourtant, parce qu’il était un Blanc et que, grâce à cela, il bénéficiait d’office de l’à-priori favorable de maîtriser toutes les sciences et techniques, même celles qu’il n’avait jamais apprises, il s’improvisa, du jour au lendemain, l’indiscutable et incontournable entraîneur du Canon.

Avec Baudouin, les choses sont simples. Point de système de jeu. Pas davantage
Merci de patienter...
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