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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 23 janvier 2010 à 23h13
Une militante dévouée des droits de l’Homme
Camerounaise par son père Samuel Mbele-Mbong, un ancien agent de l’ASECNA, l’agence pour la sécurité et la navigation aérienne en Afrique et Madagascar, Lisa a grandi à Douala, la capitale économique du Cameroun où elle a suivi des études à l’école primaire française Dominique Savio. Elle suivra son père lorsqu’il sera affecté au Burundi. La jeune camerounaise s’est par la suite rendue à Genève en Suisse, toujours avec son papa, qui cette fois travaillait pour l’office des Nations unies pour la météorologie. Elle se rendra après aux Etats unis, où elle a poursuivra ses études dans la prestigieuse institution Smith College. Après ses études elle a rejoint le National Démocratic Institute de Washington DC. C’est à travers cette institution qu’elle arrive pour la première fois à Haïti. Elle travaillera par la suite dans divers pays au profit des Nations Unies, avant de retourner à Haïti.

Une grosse perte pour la communauté camerounaise d’Haïti
Pour ceux qui la connaissaient, le décès de Lisa représente une grosse perte pour la communauté camerounaise d’Haïti et pour ses collègues du service des Nations unies. Les témoignages portés sur elle la présentent comme une femme passionnée, brave et entièrement dévouée à la cause des droits de l’homme et de la justice sociale. Elle faisait preuve d’un esprit critique très constructif et transmettait la joie à travers son rire communicateur. Elle n’hésitait pas à se mettre en travers les idées reçues qui faisaient d’Haïti un pays fantôme en matière des droits de l’homme et de justice sociale. Tous ses collègues affirment souffrir de sa disparition. Elle laisse son fils Nady âgé de 10 ans, ses parents Samuel et Helena Mbele-Mbong et sa sœur Léontine. Selon Pierre Whalon, le curé de la famille qui s’est prononcé sur www.episcopal-life.org, Lisa sera enterrée à Genève, dans sa famille maternelle. Ce dernier précise toutefois que la cérémonie pourra avoir lieu en février. La catastrophe d’Haïti a fait de nombreux morts parmi le personnel des Nations Unies. Onze policiers camerounais qui appartenaient aux forces de l’ordre de l’organisation ont survécu.
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