CAMEROUN : RIGOBERT SONG OU LE LYNCHAGE DES HÉROS, UN EXERCICE BIEN CAMEROUNAIS.
Que Rigobert Song Bahanag ne serve pas de prétexte pour éluder la question de fonds à laquelle le Cameroun est confrontée et dont le football camerounais, n’est qu’un infime et insignifiant aspect malgré tout. On ne l’oublie que trop souvent, mais le football est et ne restera qu’un divertissement, un jeu, malgré les enjeux financiers qui y ont introduit la perversité qu’on observe aujourd’hui par l’accumulation et le brassage de sommes d’argent mirobolantes.
Il n’est pas question ici de contester les arguments qui lui sont aujourd’hui opposés pour expliquer sa ou ses contre-performances depuis le début de la compétition en Angola, mais de faire remarquer que nous lui devons un peu plus d’égards que cela ne se fait à son endroit depuis quelques jours. C’est de prévenir contre le lynchage médiatique dont il commence à faire l’objet et qui, nous ne le souhaitons pas, risque d’aller plus loin en cas de mauvaise prestation des lions indomptables du Cameroun. Car nous en sommes capables aussi hélas.
« Mayang » est tout ce que la presse spécialisée et le commun des camerounais pensent de lui, « Plus frais, vieux, manque de tonus, etc… » mais de grâce ayons un peu plus de reconnaissance, d’égards pour cet enfant dont l’amour pour le pays n’est pas à faire et doit même être érigé en modèle exemplaire dont nombreux d’entre nous devraient s’en inspirer. Il est même sûrement plus patriote que ceux et celles qui aujourd’hui lui jettent la pierre à cause d’un jeu.
Le football est par définition un jeu d’équipe et si Song Bahanag est défaillant, alors celle-ci est à mettre dans le compte de toute l’équipe et non sur l’individu. Il est curieux de voir comment on personnalise les contre-performances et lorsqu’il s’agit des prouesses, on les dilue dans le collectif.
Qu’est-ce que perdre une compétition de football face à une jeunesse camerounaise sans repères identitaires ? La bonne ou mauvaise prestation de Song Bahanag n’efface en rien la mauvaise gestion du riche patrimoine du Cameroun dont la cause ou la source est à chercher dans la prévarication des dirigeants des différentes institutions camerounaises.
© Camer.be : Jean-Jacques Dikongué
Paru le Jeudi 21-01-2010 00:09:32 Lu : 371 fois
Que Rigobert Song Bahanag ne serve pas de prétexte pour éluder la question de fonds à laquelle le Cameroun est confrontée et dont le football camerounais, n’est qu’un infime et insignifiant aspect malgré tout. On ne l’oublie que trop souvent, mais le football est et ne restera qu’un divertissement, un jeu, malgré les enjeux financiers qui y ont introduit la perversité qu’on observe aujourd’hui par l’accumulation et le brassage de sommes d’argent mirobolantes.
Il n’est pas question ici de contester les arguments qui lui sont aujourd’hui opposés pour expliquer sa ou ses contre-performances depuis le début de la compétition en Angola, mais de faire remarquer que nous lui devons un peu plus d’égards que cela ne se fait à son endroit depuis quelques jours. C’est de prévenir contre le lynchage médiatique dont il commence à faire l’objet et qui, nous ne le souhaitons pas, risque d’aller plus loin en cas de mauvaise prestation des lions indomptables du Cameroun. Car nous en sommes capables aussi hélas.
« Mayang » est tout ce que la presse spécialisée et le commun des camerounais pensent de lui, « Plus frais, vieux, manque de tonus, etc… » mais de grâce ayons un peu plus de reconnaissance, d’égards pour cet enfant dont l’amour pour le pays n’est pas à faire et doit même être érigé en modèle exemplaire dont nombreux d’entre nous devraient s’en inspirer. Il est même sûrement plus patriote que ceux et celles qui aujourd’hui lui jettent la pierre à cause d’un jeu.
Le football est par définition un jeu d’équipe et si Song Bahanag est défaillant, alors celle-ci est à mettre dans le compte de toute l’équipe et non sur l’individu. Il est curieux de voir comment on personnalise les contre-performances et lorsqu’il s’agit des prouesses, on les dilue dans le collectif.
Qu’est-ce que perdre une compétition de football face à une jeunesse camerounaise sans repères identitaires ? La bonne ou mauvaise prestation de Song Bahanag n’efface en rien la mauvaise gestion du riche patrimoine du Cameroun dont la cause ou la source est à chercher dans la prévarication des dirigeants des différentes institutions camerounaises.
© Camer.be : Jean-Jacques Dikongué
Paru le Jeudi 21-01-2010 00:09:32 Lu : 371 fois

