CAMEROUN : RIGOBERT SONG OU LE LYNCHAGE DES HÉROS, UN EXERCICE BIEN CAMEROUNAIS.
S’il est communément admis que « impossible, n’est pas camerounais », il faut aussi dire que dans ce panel de possibilités, l’ingratitude et la mémoire sélective occupent une place assez prépondérante. S’il y’a bien un qualificatif qui colle bien au camerounais vis-à -vis de son compatriote, c’est celui d’ingrat. Plus ingrat qu’un camerounais vis-à -vis de son compatriote, on ne saurait trouver.
Nous avons la mémoire assez courte lorsqu’il s’agit de flageller nos héros, de les huer, de les conspuer de les jeter en pâture et des les sacrifier à l’autel de nos égoïsmes, oubliant tous les sacrifices consentis par eux pour nous permettre d’afficher notre fierté d’appartenance à cette nation qu’est le Cameroun.
Il me souvient avoir vu et même assisté à des scènes des plus désobligeantes et déshonorantes à l’endroit de Roger Milla par ses compatriotes et même par ses compagnons de football, pour ne prendre que cet exemple là . On a vu ce monument mondial du football se faire traiter comme une ordure par son propre pays. Combien de camerounais pourraient se prévaloir s’être autant sacrifiés pour le pays comme l’a fait Roger Milla ? En guise de récompense, il n’a récolté que injures, parjures, crachats de notre part. Et les exemples sont légions dans ce registre et dans tous les pans de la société camerounaise.
Alors de grâce, nos soyons plus les fossoyeurs, les bourreaux de nos propres héros quelque soit leur forme ou performance dans leur domaine. Il reste une chose qu’on ne saurait leur refuser, ils sont aussi humains que nous. Apprenons donc au moins à leur dire merci pour tout ce qu’ils ont pu nous apporter comme joie et fierté d’être camerounais. Ainsi va-t-il de Rigobert Song Bahanag qui, même si le temps de la révérence arrive pour lui par la logique même de la nature, sachons lui rendre ce qu’il nous a aussi donné sans aucun calcul ni aucun égoïsme. Montrons-nous dignes d’être ses compatriotes en lui témoignant notre reconnaissance. Essayons pour une fois de contredire l’adage que « nul n’est prophète au Cameroun ». Si non ! Alors foutons-lui la paix, car il semble que nous ne soyons pas meilleurs que lui.
© Camer.be : Jean-Jacques Dikongué
Paru le Jeudi 21-01-2010 00:09:32 Lu : 371 fois
S’il est communément admis que « impossible, n’est pas camerounais », il faut aussi dire que dans ce panel de possibilités, l’ingratitude et la mémoire sélective occupent une place assez prépondérante. S’il y’a bien un qualificatif qui colle bien au camerounais vis-à -vis de son compatriote, c’est celui d’ingrat. Plus ingrat qu’un camerounais vis-à -vis de son compatriote, on ne saurait trouver.
Nous avons la mémoire assez courte lorsqu’il s’agit de flageller nos héros, de les huer, de les conspuer de les jeter en pâture et des les sacrifier à l’autel de nos égoïsmes, oubliant tous les sacrifices consentis par eux pour nous permettre d’afficher notre fierté d’appartenance à cette nation qu’est le Cameroun.
Il me souvient avoir vu et même assisté à des scènes des plus désobligeantes et déshonorantes à l’endroit de Roger Milla par ses compatriotes et même par ses compagnons de football, pour ne prendre que cet exemple là . On a vu ce monument mondial du football se faire traiter comme une ordure par son propre pays. Combien de camerounais pourraient se prévaloir s’être autant sacrifiés pour le pays comme l’a fait Roger Milla ? En guise de récompense, il n’a récolté que injures, parjures, crachats de notre part. Et les exemples sont légions dans ce registre et dans tous les pans de la société camerounaise.
Alors de grâce, nos soyons plus les fossoyeurs, les bourreaux de nos propres héros quelque soit leur forme ou performance dans leur domaine. Il reste une chose qu’on ne saurait leur refuser, ils sont aussi humains que nous. Apprenons donc au moins à leur dire merci pour tout ce qu’ils ont pu nous apporter comme joie et fierté d’être camerounais. Ainsi va-t-il de Rigobert Song Bahanag qui, même si le temps de la révérence arrive pour lui par la logique même de la nature, sachons lui rendre ce qu’il nous a aussi donné sans aucun calcul ni aucun égoïsme. Montrons-nous dignes d’être ses compatriotes en lui témoignant notre reconnaissance. Essayons pour une fois de contredire l’adage que « nul n’est prophète au Cameroun ». Si non ! Alors foutons-lui la paix, car il semble que nous ne soyons pas meilleurs que lui.
© Camer.be : Jean-Jacques Dikongué
Paru le Jeudi 21-01-2010 00:09:32 Lu : 371 fois

