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Bifaka Bifaka a écrit le 20 janvier 2010 à 3h22
Rigobert Song/Gérémi Njitap : Des héros à genoux

Le débat fait rage sur leur maintien dans la sélection plus encore qu’au lendemain de la finale manquée de la Can 2008.

Comme nous le relevions sur ces mêmes colonnes le 15 février 2008, les Camerounais trouvent, une fois de plus, Rigobert Song Bahanag physiquement tel qu’ils aiment à le voir. Dimanche dernier, lors du mémorable match Cameroun/Zambie qui a vu la première victoire à la Coupe d’Afrique des nations (Can) angolaise des Lions indomptables du Cameroun, beaucoup l’ont trouvé combatif, engagé et déterminé le plus engagé de la sélection, selon certains. Crinière au vent, fougueux, se roulant par terre sur plusieurs mètres au moindre contact, volontaire, Rigobert Song Bahanag était toutes griffes dehors.
S’il symbolise, presque à la perfection, l’image du Lion indomptable, il incarne aussi et malheureusement, celle du héros fatigué.

A la peine. Il partage ce tragique sort avec son ami de toujours. Celui avec qui, de l’avis d’observateurs avertis, il fait la pluie et le beau temps au sein de la formation. En deux sorties à Lubango (respectivement contre les Panthères du Gabon et les Chikpolopholo de Zambie), c’est à peine si les Camerounais ont retrouvé l’ancien capitaine «Rigo» et son lieutenant, Geremi Sorel Njitap.
En plus d’un jeu jonché de déchets, de nombreuses passes à l’adversaire (70 en une mi-temps à eux deux face à la Zambie), d’une absence criarde de fraîcheur physique et, surtout, d’une incapacité irrévocable à assurer le minimum syndical, leur ligne défensive est à l’origine des trois buts encaissés par le Cameroun à l’actuelle Can. La chance et le hasard aidant, Geremi a tout de même réussi l’exploit de marquer un ballon dégagé à l’emporte-pièce dimanche dernier, du fait d’une méprise monumentale du gardien zambien, Kalililo Kakonje. Mais il est apparu, au cours des deux dernières sorties, tel un héros au bout du rouleau.

«Officiellement» né le 20 décembre 1978, l’ancien sociétaire du Real de Madrid, de Chelsea et entre autres du club turc d'Ankaragücü donne, de plus en plus, l’impression d’éprouver tout le mal du monde à dégager le ballon. Un reporter d’une chaîne de télévision internationale faisait ainsi observer, dimanche soir, que Rigobert Song Bahanag et Geremi Njitap étaient à l’origine de 70 passes sur les 81 à l’adversaire au cours de la première mi-temps. «Ça suffit ! Personne n’oubliera les débordements, centres et corners de Njitap sur le flanc droit. Pas plus qu’on n’oubliera que ‘Magnan’ a fait des Lio
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