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La chute de la maison Cameroun La chute de la maison Cameroun a écrit le 18 janvier 2010 à 16h45
Il rêvait de cette posture depuis 2006. Cette année-là, en effet, au cours de la conférence des chefs d'Etat de la Cemac de Bata qu'il organise à grand renfort de publicité, Obiang Nguema n'hésite pas à faire savoir à ses pairs et aux journalistes présents à ces assises, que la Guinée Equatoriale envisage désormais de jouer les premiers rôles au sein des institutions de la Cemac.

Motif : ce pays jadis considéré comme le petit poucet de cet espace communautaire est devenu une sorte d'émirat pétrolier très prospère, qui détient désormais, à lui tout seul, près de 50% des réserves de change (contre 50% pour les 5 autres Etats de la Cemac) de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Beac). Et en guise d'ambition immédiate et fondamentale, le chef de l'Etat équato-guinéen ne rêve plus que d'une chose : le poste de gouverneur de la Beac, qu'il souhaite voir roter entre les différents pays membres de la Cemac. Contrairement au consensus de Fort Lamy de 1974, qui confie d'office ce poste au Gabon, pendant que le Cameroun s'adjuge le siège de la banque centrale.

Depuis hier à Bangui, le rêve du président Obiang Nguema s'est réalisé, avec une cerise sur le gâteau. En effet, non seulement le poste de gouverneur est devenu rotatif selon les recommandations du dernier sommet de la Cemac, mais aussi il a été exceptionnellement attribué à un protégé du chef de l'Etat équato-guinéen, alors que la décision prise par les chefs d'Etat précise que ce poste deviendra rotatif "suivant l'ordre alphabétique des pays de la Cemac". En toute logique donc, le gouverneur de la Beac au sortir du sommet de Bangui devrait être de nationalité camerounaise. Mais Paul Biya a dû courber l'échine face à la détermination de son homologue équato-guinéen, qui est visiblement arrivé en terre centrafricaine avec son idée bien arrêtée : faire sauter le consensus de Fort Lamy, coûte que vaille.

Au finish, ses espérances ont été largement dépassées. Puisqu'en plus du gouvernorat de la Beac, Obiang Nguema retourne à Malabo avec dans ses malles le siège du parlement de la Cemac qui sera installé en mars prochain dans la capitale équato-guinéenne, la présidence de la désormais toute puissante commission du contrôle général de la Beac qui a été également confiée à un compatriote d'Obiang Nguema, la rotation du poste de président de la Commission de la Cemac (actuellement occupée par le Camerounais Antoine Ntsimi) à partir de 2012 avec la chance d'y avoir un équato-guinéen dès cette année-là, la casquette de superviseur d
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