PUBLICITÉ

Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
Les champs marqués avec un * sont obligatoires.
Bentley Bentley a écrit le 13 janvier 2010 à 0h09
Après la fusillade, l'équipe a décidé de rentrer au pays. Puis ils ont voulu participer à la CAN en hommage aux morts, avant de finalement repartir au Togo à la demande des autorités...

C’était très difficile. Vingt-quatre heures après la fusillade, tout le monde était encore sous le choc. J’ai été le premier à dire que tout ce que je voulais c’était retrouver ma famille. Mais au fur et à mesure que le temps passait, on se disait que si on avait été morts, ça aurait été du pareil au même. Alors à la fin de la journée, j’ai dit : « Quel hommage peut-on rendre à nos deux confrères qui nous ont quittés ? Jouer pour eux ! Défendre les couleurs de la nation ! » On a donc tous décidé de faire une bonne CAN pour eux. Mais on est quand même les enfants d’un pays où il y a un chef de l’Etat et un gouvernement, qui en ont décidé autrement. S’ils nous demandent de rentrer, cela veut dire que la menace n’est peut-être pas encore écartée. On est obligés de leur obéir. Franchement, je suis rentré au pays sans regret. Je suis très content. Mais si le gouvernement ou le chef de l’Etat m’avaient dit de continuer la Coupe d’Afrique des nations, j'aurais été prêt à le faire avec plaisir.

L’Angola et la CAF ont, semble-t-il, fait pression pour vous faire jouer coûte que coûte…

Nous n'avons reçu aucune pression. De qui que ce soit. Mais la CAF et le gouvernement angolais veulent étouffer l’affaire. C’est-à-dire qu’ils sont prêts à tout pour dire que tout va bien alors qu’ils savent que ça ne va pas. Par ailleurs, on s’est senti trahi. La CAF nous a manqué de respect. [Issa Hayatou] nous a dit : « Ecoutez, je sais que c’est difficile pour vous. Si vous voulez rester, restez. Si voulez partir, vous pouvez partir. » On a perdu des amis, des gens très chers, des gens prêts à faire la CAN. La moindre des choses, c'est de nous donner le temps de faire notre deuil. Mais cela n’a pas été fait. Je me rends compte qu’en Afrique c’est du n’importe quoi. On a deux morts sur la conscience. Moralement c’est difficile. Et lui (Issa Hayatou, ndlr) va dire à la presse qu’on nous a interdit de prendre la route. Mais si vous savez qu’un pays est menacé ou qu'il n’est pas en mesure de sécuriser la zone où il y aura une compétition de haut niveau comme la CAN, il ne faut pas organiser la CAN là-bas ! En tant que porte-parole de la Fédération togolaise de football, en tant que capitaine des Eperviers, je vous dit qu’on est très tristes et qu’on est très dégoûtés par rapport au comportement des membres de la CAF.

En parlant du tra
Merci de patienter...
PUBLICITÉ

FIL INFO

PUBLICITÉ

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Add New Playlist