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Bentley Bentley a écrit le 13 janvier 2010 à 0h05
JeuneAfrique.com
Togo - Sports - football(501) - Togo(74) - Angola(38) - Emmanuel Adebayor(21)
12/01/2010 20:13:57 - La rédaction web de Jeune Afrique | Par : Habibou Bangré
Adebayor : « Si Drogba avait été victime d'une fusillade, la CAN aurait été annulée »
Le capitaine des Eperviers est très remonté contre la CAFLe capitaine des Eperviers est très remonté contre la CAF© DR

Le capitaine de l’équipe togolaise de football est très remonté contre la Confédération africaine de football (CAF). L’attaquant de Manchester City accuse l’instance de laxisme et de « manque de respect » envers les Eperviers après la fusillade meurtrière du vendredi 8 janvier au Cabinda, province angolaise où le Onze devait disputer un match pour la CAN.

« Ce n’est pas dans les bons moments qu’on voit un leader ». Emmanuel Adebayor le dit et le répète, non sans fierté : il est resté jusqu’au bout avec les footballeurs de l’équipe togolaise de football, endeuillée par une attaque de rebelles cabindais, le vendredi 8 janvier. « J’étais à la morgue pour voir les confrères qui sont morts. J’ai été le dernier joueur à porter les cercueils dans l’avion et à ramener nos combattants au pays », explique le capitaine des Eperviers à jeuneafrique.com. Toujours sous le choc, l’attaquant de Manchester City est aussi très en colère. En particulier contre le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou… Confidences, recueillies par téléphone, d'Emmanuel Adebayor, rentré depuis le 10 janvier à Lomé.

Jeuneafrique.com : Comment s’est déroulée l’attaque ?

Emmanuel Adebayor : Nous étions dans le bus, on a traversé la frontière, on était fatigués... Et puis une roquette est tombée sur le bus de bagages, qui était derrière. Tout le monde a pensé que c’était une petite crevaison. Mais avec l’attaque de mitraillettes qui a suivi, on s’est rendu compte qu’on était comme dans un film. [Les hommes armés nous ont] tiré dessus. Je n’ai envie d’accuser personne. Je ne sais pas si c’est le Flec (Front de libération de l'enclave du Cabinda, ndlr) ou pas, mais c’étaient des gens très bien entraînés, qui étaient prêts à nous éliminer. Ils n’étaient manifestement pas là pour nous faire de cadeau !



Après la fusillade, l'équipe a décidé de rentrer au pays. Puis ils ont voulu participer à la CAN en hommage aux morts, avant de finalement repartir au Togo à la demande des autorités...

C’était très difficile. Vingt-quatre heures après la fusillade, tout le monde était encore sous le choc. J’ai été le premier à dir
Merci de patienter...
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