La sélection togolaise a été frappée par un terrible malheur, elle a le droit de péter les plombs, et même de changer d'avis toutes les heures, tout le monde comprend qu'on ne peut pas être serein et réfléchi dans des circonstances pareilles.
Quant aux dirigeants togolais, ils sont exactement au niveau où je les croyais : minables. Après avoir géré la situation avec une amateurisme incroyable (voyager par bus entre le Congo et le Cabinda, c'était forcément prendre un risque), ils étalent au grand jour leur incompétence en matière de gestion de crise. La seule chose chose à ne pas faire face à un acte terroriste, c'est céder, puisqu'en cédant à la terreur, on offre au terroriste ce qu'il cherche. Mais il n'y a apparemment personne de suffisamment intelligent au gouvernement à Lomé pour connaître cette donnée élémentaire, ce qui ne m'étonne pas.
Quant aux médias français, ils sont à l'image des Français en général. Dès qu'il s'agit de l'Afrique, on les voit tout de suite changer d'attitude, et considérer l'affaire comme on regarderait un phénomène qui se passe au moyen-âge. Pour le Français lambda, même pour celui qui n'a aucune mauvaise intention, l'Afrique est un truc obscur, lointain, où il se passe des choses dangereuses et irrationnelles.
Chaque petit pigiste s'est empressé d'appeler le joueur des Eperviers dont il avait le numéro (parce qu'il joue dans sa ville) et de publier ce qu'il a recueilli. Inutile de recouper l'info, ou d'attendre confirmation officielle : ce ne sont que des Africains, voyez-vous. Ces grands enfants.
Le moindre petit entraîneur de troisième division qui a un joueur togolais dans son effectif est monté au créneau pour demander qu'on sorte "son" Africain de cette jungle. Les autres dirigeants, mis à part Arsène Wenger (c'est son mérite) ont pris le même chemin :"on vous avait bien dit que la CAN c'est un truc dangereux. Si au moins elle se jouait au Portugal, là où il y a du gazon et des hôpitaux..."
Les Africains ont aussi fait honneur à leur réputation : on attend toujours la déclaration d'un dirigeant angolais, les hommes de la CAF n'ont pas hésité à accuser la délégation togolaise au plus mauvais moment (hallucinant), et l'internaute africain lambada est parti à se tordre les mains, à se lamenter sur son sort et à voir le FBI et le Quai d'Orsay partout.
Quant aux dirigeants togolais, ils sont exactement au niveau où je les croyais : minables. Après avoir géré la situation avec une amateurisme incroyable (voyager par bus entre le Congo et le Cabinda, c'était forcément prendre un risque), ils étalent au grand jour leur incompétence en matière de gestion de crise. La seule chose chose à ne pas faire face à un acte terroriste, c'est céder, puisqu'en cédant à la terreur, on offre au terroriste ce qu'il cherche. Mais il n'y a apparemment personne de suffisamment intelligent au gouvernement à Lomé pour connaître cette donnée élémentaire, ce qui ne m'étonne pas.
Quant aux médias français, ils sont à l'image des Français en général. Dès qu'il s'agit de l'Afrique, on les voit tout de suite changer d'attitude, et considérer l'affaire comme on regarderait un phénomène qui se passe au moyen-âge. Pour le Français lambda, même pour celui qui n'a aucune mauvaise intention, l'Afrique est un truc obscur, lointain, où il se passe des choses dangereuses et irrationnelles.
Chaque petit pigiste s'est empressé d'appeler le joueur des Eperviers dont il avait le numéro (parce qu'il joue dans sa ville) et de publier ce qu'il a recueilli. Inutile de recouper l'info, ou d'attendre confirmation officielle : ce ne sont que des Africains, voyez-vous. Ces grands enfants.
Le moindre petit entraîneur de troisième division qui a un joueur togolais dans son effectif est monté au créneau pour demander qu'on sorte "son" Africain de cette jungle. Les autres dirigeants, mis à part Arsène Wenger (c'est son mérite) ont pris le même chemin :"on vous avait bien dit que la CAN c'est un truc dangereux. Si au moins elle se jouait au Portugal, là où il y a du gazon et des hôpitaux..."
Les Africains ont aussi fait honneur à leur réputation : on attend toujours la déclaration d'un dirigeant angolais, les hommes de la CAF n'ont pas hésité à accuser la délégation togolaise au plus mauvais moment (hallucinant), et l'internaute africain lambada est parti à se tordre les mains, à se lamenter sur son sort et à voir le FBI et le Quai d'Orsay partout.

